Industrie

15 janvier 2019 07:49; Act: 15.01.2019 10:47 Print

Lindt&Sprüngli s'est bien battu en 2018

Dans un contexte difficile, le chocolatier suisse Lindt&Sprüngli a vu son chiffre d'affaires augmenter en 2018.

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Le groupe chocolatier zurichois se félicite de pouvoir afficher une croissance supérieure à la moyenne du marché. (Photo: Keystone)

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Lindt&Sprüngli a surpris les observateurs mardi en rabotant son objectif de croissance des ventes à long terme, après de nombreuses années de stabilité. Le chocolatier fait face à la saturation de certains marchés. Il a cependant augmenté de 5,5% à 4,31 milliards de francs son chiffre d'affaires 2018.

Ces ventes sont plutôt conformes aux attentes des analystes consultés par AWP, qui avaient anticipé en moyenne un montant de 4,33 milliards de francs. La banque Vontobel n'hésite pas, cela dit, à parler de «petite révolution» concernant l'adaptation de l'objectif de croissance organique à moyen-long terme des ventes du chocolatier zurichois. Ce but est désormais fixé entre 5-7%, contre 6-8% auparavant.

«L'objectif était resté le même pendant près de 20 ans», observe la banque. Ces deux dernières années, il n'avait cependant pas pu être atteint.

Les spécialistes notent toutefois que le fabricant évolue à un niveau élevé. Une augmentation du chiffre d'affaires de 6% représente tout de même une hausse de 250 millions de francs des ventes chaque année.

Contexte difficile et marchés saturés

Dans son communiqué, et en attendant la publication de ses résultats détaillés le 5 mars, Lindt&Sprüngli souligne avoir crû plus fortement que la moyenne du marché. Le groupe a donc gagné des parts. Mais le contexte reste «difficile». Plusieurs marchés en Europe sont saturés, ainsi que celui des Etats-Unis.

L'entreprise zurichoise souffre des difficultés de sa filiale américaine Russell Stover, qui voit ses ventes reculer. D'importants investissements ont été consentis pour renforcer la logistique en Amérique du Nord.

Les résultats en Europe et dans la zone «reste du monde» sont qualifiés de réjouissants. L'évolution du nombre de magasins et cafés ( 50 emplacements pour un total de 460 échoppes) satisfait également la société de Kilchberg. Les nouvelles ouvertures ont surtout été faites en Allemagne et au Japon.

Néanmoins, le marché européen, en dépit d'une croissance organique de 5,6%, voit sa progression stagner, voire légèrement régresser. Les pays de l'Est notamment font exception, avec une croissance des ventes à deux chiffres. Pour la zone Alena (Etats-Unis, Mexique, Canada), la hausse est limitée à 2,8%.

Nouvelles habitudes

La marque Lindor se targue d'une croissance à deux chiffres. Les produits de haute qualité portent les ventes. Mais d'une façon générale, le fabricant observe une pression sur les prix qui «modifie» les paramètres.

La croissance organique s'est située à 5,1%, soit dans la cible visée. Les effets de change se sont révélés légèrement favorables. La marge opérationnelle (Ebit) pour l'année est attendue «dans le cadre des objectifs».

Comme toute la branche, le spécialiste doit s'adapter à un changement des habitudes de consommation, soulignent les observateurs. Les ventes en ligne prennent de l'importance, ce qui réduit les «achats impulsifs» qui sont en général propices à des produits comme le chocolat. En outre, la tendance au «moins de sucre» ne favorise pas les desseins de la société zurichoise. Cependant, la gamme de chocolats sans sucre (édulcorant stevia) évolue favorablement.

Au niveau du résultat, Lindt&Sprüngli prévoit «une amélioration continue» de sa marge opérationnelle (Ebit) de 20 à 40 points de base (pb) par année. De quoi croître «plus que la moyenne» sur l'ensemble des marchés, relève le groupe, dont les produits sont distribués dans plus de cent pays.

Titre chahuté

Sans surprise, le bon de participation était chahuté à la Bourse suisse. Dans un marché élargi, dont l'indice SPI s'affichait en hausse, le titre lâchait pas moins de 4,1% à 5805 francs vers 10h15.

Pour Kepler Cheuvreux, la révision de l'objectif de croissance «ressemble à un choc», en l'absence de toute conférence de presse. Néanmoins, cette réduction avait été anticipée depuis longtemps, poursuit l'analyste, vu la taille atteinte par le chocolatier zurichois. Les nouveaux chiffres de croissance semblent déjà inclus dans le consensus. Il faut cependant prévoir une pression à la baisse sur le titre.

(nxp/ats)

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Les commentaires les plus populaires

  • Anne le 15.01.2019 08:58 via via Mobile Report dénoncer ce commentaire

    Empoisonneurs

    Je boycotte huile de palme à profusion, moins cher à la production ... privilégiez Cailler!

  • Justine le 15.01.2019 13:23 via via Mobile Report dénoncer ce commentaire

    beurk

    beurk, des produits remplis d'huile de palme et fabriqués hors de Suisse. non merci

Les derniers commentaires

  • Justine le 15.01.2019 13:23 via via Mobile Report dénoncer ce commentaire

    beurk

    beurk, des produits remplis d'huile de palme et fabriqués hors de Suisse. non merci

    • Arlette le 15.01.2019 17:10 Report dénoncer ce commentaire

      Boycott

      Fabriqué en France , au prix du smic et vendu au prix des salaires suisses , soit 4 x plus cher ...une honte , gardez-les vos chocolats

  • Anne le 15.01.2019 08:58 via via Mobile Report dénoncer ce commentaire

    Empoisonneurs

    Je boycotte huile de palme à profusion, moins cher à la production ... privilégiez Cailler!

    • Alf le 15.01.2019 11:14 via via Mobile Report dénoncer ce commentaire

      @Anne

      Je boycotte aussi... si Lindt utilise de l huile de palme, je n en acheterai plus...