Travail

12 septembre 2018 15:57; Act: 12.09.2018 15:57 Print

Maillard propose une nouvelle politique sociale

Candidat à la présidence de l'USS, le conseiller d'Etat vaudois veut instaurer «un agenda offensif» pour l'organisation.

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Pierre-Yves Maillard s'inquiète de la situation des salariés de la classe moyenne. (Photo: Keystone)

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Candidat à la présidence de l'Union syndicale suisse (USS), Pierre-Yves Maillard veut passer à l'offensive. Le conseiller d'Etat vaudois propose «une nouvelle politique sociale» misant notamment sur des compléments salariaux pour la classe moyenne.

Dans une interview diffusée mercredi sur le site du Temps, Pierre-Yves Maillard s'inquiète du recul du nombre de membres de l'USS. Après des succès «défensifs» ces dernières années (conditions de travail, AVS), il faut maintenant «un agenda offensif et surtout réalisable».

Compléments au salaire

Pierre-Yves Maillard esquisse ainsi dans le journal les axes d'«une nouvelle politique sociale». Au lieu de remplacer le salaire quand celui-ci fait défaut, il faut désormais «créer des mécanismes de compléments au salaire pour cette partie de la classe moyenne qui s'appauvrit.» Parfois, deux revenus ne suffisent plus aujourd'hui pour faire vivre une famille, déplore-t-il.

Comme exemples de «bons projets», le socialiste cite des réalisations menées à bien dans son canton. Prestations complémentaires (PC) familles, rentes-pont pour les chômeurs en fin de droit et proches de la retraite ainsi que le plafonnement des primes maladie en fonction du revenu.

Avec Vania Alleva

Pour l'égalité salariale hommes-femmes, Pierre-Yves Maillard juge qu'il faudra passer par une initiative populaire. Questionné sur la thématique d'une femme à la tête de l'USS, le conseiller d'Etat souhaite que la présidence apparaisse «de manière collégiale et qu'avec Vania Alleva, vice-présidente de l'USS et présidente d'Unia, nous incarnions la diversité du mouvement syndical».

Interrogé sur l'Union européenne (UE), Pierre-Yves Maillard parle d'«une déception». A ses yeux, «elle se concentre sur un projet fondamentalement libéral» et «les populations ne suivent plus». Il faut donc laisser passer les élections suisses et européennes avant de recommencer à négocier un accord «sur de nouvelles bases».

Congrès décisif

Pour rappel, outre Pierre-Yves Maillard soutenu par le syndicat Unia, deux femmes sont dans la course à la succession de Paul Rechsteiner à la tête de l'USS: les conseillères nationales Marina Carobbio (PS/TI) et Barbara Gysi (PS/SG). Mathias Reynard (PS/VS) a annoncé mardi qu'il se retirait. L'USS tranchera à l'issue de son congrès le 1er décembre.

(nxp/ats)