Banques françaises

09 décembre 2011 10:40; Act: 09.12.2011 10:48 Print

Moody's dégrade la note de trois établissements

Crédit Agricole, BNP Paribas et Société Générale ont vu leur note abaissée par l'agence de notation Moody's.

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L'agence d'évaluation financière Moody's a abaissé d'un cran la note à long terme des banques françaises Crédit Agricole, BNP Paribas et Société Générale. Elle y attache une perspective négative, a-t-elle annoncé vendredi dans des communiqués distincts.

Cette décision intervient à l'issue d'un examen approfondi lancé le 15 juin, et prolongé mi-septembre, précise l'agence. Crédit Agricole SA a désormais une note de solidité financière abaissée d'un cran à «C-» et d'une note de dette à long terme «Aa3».

La solidité financière de Société Générale est rétrogradée de deux crans à «C-», mais sa note long terme ne recule que d'un cran à «A1». La note de ces deux établissements avait déjà été dégradée mi-septembre par Moody's.

A cette époque, la note de BNP Paribas avait été maintenue mais avec une prolongation de la «mise sous surveillance négative». Cette fois, la banque n'y échappe pas: sa note de solidité financière perd deux crans à «C», contre «B-» auparavant, et sa note long terme ressort à «Aa3».

Crise plus sévère

La probabilité que ces banques bénéficient d'un soutien des pouvoirs publics si nécessaire reste très élevée, relève Moody's. L'agence précise que les conditions des marchés bancaires et de dette d'Etats en Europe ainsi que le contexte macro-économique en général l'ont conduit à assortir les notes d'une perspective négative.

Moody's estime que, pour les trois établissements, les éléments positifs (forte position sur le marché domestique, bonne diversification, revenus stables) «sont désormais contrebalancés par des contraintes en matière de liquidité et de financement».

Et depuis le début de son examen des notes des banques en juin, «la sévérité de la crise dans la zone euro s'est aggravée» et, étant donné leur position de premier plan dans la zone euro, les trois établissements «sont nécessairement affectés par l'environnement opérationnel fragile pour les banques européennes».

(ats/afp)