Immobilier locatif

10 décembre 2019 12:26; Act: 10.12.2019 13:00 Print

Plus de 60'000 logements inoccupés en Suisse

En raison d'une forte activité de construction et du déclin du solde migratoire, les taux de vacance des biens immobiliers atteignent des «niveaux records» dans le pays.

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Cette année, le taux de vacance se situait en moyenne nationale à un peu plus de 1,5%, en hausse constante depuis 2009. (Photo: Keystone)

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Les taux de vacance dans l'immobilier locatif ont atteint «des niveaux records», exerçant une pression sur les loyers et les rendements des investisseurs, a averti mardi l'Autorité fédérale de surveillance des marchés financiers (Finma) dans son rapport sur les risques en 2019.

En hausse constante

«L'activité soutenue de construction d'une part et le déclin du solde migratoire d'autre part conduisent à une offre excédentaire dans l'immobilier résidentiel», a souligné le gendarme des marchés financiers dans son étude.

Ces déséquilibres renforcent «les risques de futures chutes substantielles de prix dans le domaine des immeubles de rendement».

Selon les statistiques présentées par la Finma, plus de 60'000 logements destinés à la location étaient inoccupés en Suisse cette année. Le taux de vacance se situait en moyenne nationale à un peu plus de 1,5%, en hausse constante depuis 2009.

Si les prix dans l'immobilier de rendement venaient à chuter, cela augmenterait le risque de défaillance sur les hypothèques qui devraient être absorbées par les fonds propres des banques ayant émis ces crédits. Les fonds axés sur l'immobilier seraient également négativement impactés par une telle situation de crise.

Les assureurs, fortement engagés dans l'immobilier, se retrouveraient aussi dans la tourmente. Un effondrement des prix du foncier pèserait à hauteur de «plusieurs milliards de francs» sur leurs actifs sous gestion.

Les logements destinés à l'achat sont moins concernés par la problématique d'une offre excédentaire. Selon le régulateur, le taux de vacance dans ce domaine est resté relativement constant ces dernières années.

La Finma change d'avis

Fin novembre, le Conseil fédéral avait renoncé à prendre des mesures dans le domaine des objets résidentiels de rendement, disant vouloir privilégier «une autorégulation du secteur».

L'Association suisse des banquiers (ASB) avait en effet modifié en juin la norme prudentielle minimale d'autorégulation pour le financement des immeubles de rendement, devant entrer en vigueur au 1er janvier 2020.

Cette dernière prévoit que le preneur de crédit doit désormais apporter au moins un quart de la valeur de nantissement sous forme de fonds propres, au lieu des 10% requis jusqu'ici. Le principe de la valeur minimale - financement de l'écart entre le prix d'achat et la valeur de nantissement exclusivement par des fonds propres - continue de s'appliquer.

De plus, la dette hypothécaire devra être amortie des deux tiers de la valeur de nantissement au plus tard dans les dix ans, contre 15 ans actuellement.

La Finma avait apporté début juillet son blanc-seing à l'autorégulation de l'ASB, estimant que «les modifications apportées durcissent les exigences concernant le nantissement et l'amortissement des crédits hypothécaires destinés à des immeubles de rendement». Mardi, le patron de la Finma, Mark Branson, a pourtant dit douter que l'autorégulation décidée par les banques suisses soit suffisante pour endiguer la bulle spéculative dans l'immobilier de rendement. Le régulateur va donc «suivre de près» les établissements sur ce dossier, a-t-il souligné lors d'une conférence de presse.

(nxp/ats)

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Les commentaires les plus populaires

  • Moi le 10.12.2019 13:20 via via Mobile Report dénoncer ce commentaire

    Baissez les prix !

    Arrêtez de nous prendre pour des cons! Dites la vérité! Les prix des loyers sont exorbitants tout simplement, il y a que collocation qui va pour financer les loyers. Je chercher depuis 2ans un 4 pièces depuis que ma 2ème est née. Impossible de trouver un logement sur Lausanne et alentours, d'une qualité potable à moins de 3000.. Donc je reste dans mon 2 pièces et nous dormons au salon. Et les enfants dans la chambre. Être à 20 Minutes de Lausanne revient plus cher avec les transports et difficile de trouver une nouvelle crèche. Bref, baissez les prix!

  • LeRamoneur le 10.12.2019 13:09 Report dénoncer ce commentaire

    C'est pas à Lausanne

    Sinon les loyers baisseraient. C'est de la propagande malhonnêtes des régies pour augmenter les prix

  • Marc le 10.12.2019 13:43 via via Mobile Report dénoncer ce commentaire

    Tant mieux

    C'est sur qu'avec les loyers exorbitants, peu de monde a les moyen de se permettre... Y a plus qu'à attendre que l immobilier se casse la gueule pour qu'ils réduisent les prix des loyers. Et ça nous laisserait le moyen d'en louer. Et quand on nous fait chi.. pour l'écologie on ne dit pas grand chose sur le bétonnage de notre pays. C'est pitoyable...

Les derniers commentaires

  • Albert Michud le 12.12.2019 19:55 via via Mobile Report dénoncer ce commentaire

    Il y a du favoritisme

    L'offre sur le marché de la location est surélevée. Nos chères caisses de pension continuent tout de même à investir, les banques continuent à leur prêter les fonds nécessaires. Au vu des loyers actuels dans les agglomérations, il parait évident que l'immobilier de location est rentable. Même si reposant sur des suppositions purement théoriques et autres modèles statistiques, les banques s'en contentent et on construit à tout va. Au pire, ce sera l'épargne professionnelle qui paiera les intérêts. En revanche, il faudrait apporter 25% de fonds propres pour acquérir un logement privé? A cela il faut un taux hypothécaire théorique de 5% pour mesurer la capacité financière d'un privé (les taux des hypothèques à taux fixe sur 10 ans avoisinent actuellement les 1.0%!). Un contrat à taux fixe sur 10 ans vous lie pour une même durée et donc bien plus factuel/réel qu'un modèle statistique reposant sur des hypothèses et de données du passé. Pourtant, les banques ne vous accorderont pas de crédit. De qui ce moque-t-on?

  • Lucien Monnier le 11.12.2019 19:48 Report dénoncer ce commentaire

    La vie toujours trop chère

    Je pense pas que ce soit les loyer qui sois trop cher mais les salaires trop bas et le prix de la vie trop élevé. Résultats : on ne peux même plus se permettre de payer notre propre habitat...

  • Nicole le 11.12.2019 19:34 via via Mobile Report dénoncer ce commentaire

    ben voyons !

    logements inoccupés !!??? En tous les cas ce ne sont pas des 2,5 pces à loyer modéré car ils seraient déjà tous loués ! Ce sont des appartements qui manquent grandement à Lausanne....

  • Alain le 11.12.2019 10:32 via via Mobile Report dénoncer ce commentaire

    Vive un futur crack boursier

    L'on nous prend pour des imbéciles svp L immobilier construit à la tout va n'importe où et n'importe comment à côté des routes, des carrefours, de l'autoroute et du train avec de belles terrasses donnant sur une qualité de vie pourrie ne laissant bientôt plus de terres cultivables tout cela parce que les gros de l'immobilier et leurs acolytes continuent à s'enrichir et à s'en mettre plein la fouille avec le prix des loyers inaccessibles pour la plus part.De qui se moquent t on....cette spirale va s'arrêter quand....

  • pas besoin d'être intelligent pour compr le 11.12.2019 06:52 via via Mobile Report dénoncer ce commentaire

    pas malin

    De faire venir des étrangers travaillé à notre place pour des salaires moindres à un coût, celui de les empêchés de payer des loyers exorbitants donc d'habiter en Suisse, ou le serpent qui ce mord la queue.

    • Eric le 11.12.2019 10:07 via via Mobile Report dénoncer ce commentaire

      @pas besoin d'être intelligent pour compr

      ah oui? et tu fais travailler qui? on est 38% en travail partiel. On supprime des trains faute de mécaniciens et machinistes. On déplace des malades à Berne faute de personnels, on à reporté d'une année l'ouverture d'une clinique à Sion faute de médecins, on a du fermer un poste de police à Genève pour manque d'effectifs et tu est contre les travailleurs étrangers ? On doit à tout prix les attirer chez nous si on ne veut pas faire tomber notre économie. Ce ne sont pas les 38% qui sont en travail partiel qu'on remettra au boulot. Ceux là sont bien pour aller chasser les pokémons au bord du lac à ouchy

    • étrangers travaillé le 11.12.2019 10:32 Report dénoncer ce commentaire

      à notre place

      "celui de les empêchés"? Si vos étrangers connaissent vos langues aborigènes mieux que vous et si vos étrangers "travaillé" mieux que vous, vous risquez de perdre votre boulot et de nettoyer nos bureaux au chômage. Aimeriez-vous prendre quelques cours de votre langue autochtone et apprendre à travailler?

    • Denise le 11.12.2019 11:06 via via Mobile Report dénoncer ce commentaire

      @Eric

      Pour faire venir du monde à travailler en Suisse faut aussi être attractif. Notre délégation s'est rendu en Croatie, Pologne et Roumanie pour essayer de les faire venir mais ils préfèrent aller ailleurs. Loyers et assurance maladie sont le problème