Télécoms

14 octobre 2019 07:59; Act: 14.10.2019 12:51 Print

Rachat d'UPC: nouveau soutien pour Sunrise

Le groupe de télécommunication Sunrise trouve un nouvel allié pour le rachat d'UPC.

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Dans la presse dominicale, le président de Sunrise s'est épanché sur ses craintes de voir l'entreprise déstabilisée dans le cas où la transaction viendrait à échouer. (Photo: Keystone/archive/photo d'illustration)

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Dans la matinée, la maison-mère d'UPC a diffusé un communiqué dans lequel elle s'est dite disposée à injecter près d'un demi-milliard dans l'opération par le biais d'achats de droits préférentiels de souscription.

Le soutien de Liberty Global s'ajoute à celui reçu un peu plus tôt de la part du cabinet de conseil aux investisseurs Glass Lewis, dont la voix s'est ajoutée au cours du week-end à celles de zRating et d'Ethos pour appuyer l'augmentation de capital de 2,8 milliards de francs prônée pour mener à bien l'opération, qui sera soumise aux actionnaires de Sunrise le 23 octobre.

Siège au conseil d'administration

Si le propriétaire d'UPC exerce pleinement l'option présentée, il se retrouvera à la tête de 7,8% de Sunrise une fois la transaction aboutie. En vertu d'un accord entre les deux groupes, il se verrait également gratifié d'un siège au conseil d'administration pour détenir une participation de plus de 5%.

La direction de Sunrise a profité de l'occasion pour balayer l'argumentaire d'un autre cabinet de conseil influent ISS, qui s'était exprimé contre l'injection de capital proposée, mettant en avant un prix d'achat trop élevé et une pertinence stratégique douteuse.

Le rival de Swisscom a dans la foulée recommandé «instamment» à ses actionnaires de valider la hausse de capital. Prévue initialement à 4,1 milliards de francs, celle-ci avait été revue à la baisse face à l'opposition suscitée notamment auprès du principal actionnaire Freenet, propriétaire de près d'un quart de l'opérateur.

Sollicité par AWP, le patron du groupe allemand, Christoph Vilanek, a campé sur ses positions. Cela ne change «strictement rien» à la nature de la transaction, a-t-il insisté, répétant que «la méthode de financement (de l'opération) est et reste erronée».

Et d'affirmer que «les actionnaires existants perdraient de l'argent, et Liberty Global pourrait entrer au capital à bon compte du fait de la décote engendrée par l'augmentation de capital».

Camouflet pour les actionnaires

Il s'agit d'un «camouflet pour tous les actionnaires actuels», les derniers développements montrant que Sunrise cherche par tous les moyens à forcer la main des investisseurs, a encore dénoncé Freenet dans une prise de position écrite.

Ce n'est pas l'avis de la banque Vontobel, qui estime au contraire que l'engagement de Liberty à entrer au capital de Sunrise et d'assumer une partie des risques liés à l'intégration «affaiblit un des principaux arguments des opposants» à la transaction, même si l'argumentaire semble s'être recentré autour du prix d'achat jugé par nombre d'intervenants comme trop onéreux.

Les investisseurs également étaient tiraillés par ces annonces. Après une ouverture nettement dans le rouge à près de -1,3%, la nominative Sunrise est revenue à l'équilibre et oscillait à la mi-journée autour de son cours de clôture de vendredi, à 80,35 francs, surperformant le marché dans son ensemble (SPI), qui se délestait de 1,06%.

(nxp/ats)