Fonds souverain malaysien

14 février 2019 12:03; Act: 16.02.2019 07:09 Print

Scandale 1MDB: le MPC poursuit le lanceur d'alerte

Le Ministère public de la Confédération a ouvert une enquête pénale contre le Genevois Xavier Justo qui est soupçonné «de service de renseignements économiques».

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Photo d'illustration. (Photo: Keystone)

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Le Genevois Xavier Justo, grâce auquel le scandale du fonds souverain malaisien 1MDB a éclaté, est poursuivi par Berne pour «service de renseignements économiques», comme nous l'ont appris les journaux romands de Tamedia, comme «La Tribune de Genève». C'est le 19 novembre 2018 que le MPC a ouvert une procédure pénale le pour infraction à l'article 273 du Code pénal. L'autorisation de poursuivre avait été délivrée le 17 septembre 2018 par la cheffe du du Département de justice et police qui était alors la socialiste Simonetta Sommaruga.

Le MPC, qui rappelle la présomption d'innocence, ne commente pas la procédure pénale en cours. Le Genevois Xavier Justo, qui clame son innocence, avait été condamné et détenu en Thaïlande pour avoir tenté de faire chanter son ex-employeur PetroSaudi.

L'entreprise lui reproche d'avoir volé des données, mais l'homme affirme les avoir reçues par un informaticien. Il dément avoir touché 2,5 millions de dollars (autant de francs suisses) pour la restitution de ces données. Le montant équivaut, selon lui, à des arriérés sur l'accord de départ qu'il a conclu en 2011 avec son ex-employeur.

Or, les données de l'entreprise pétrolière ont révélé en 2015 le détournement de 4,5 milliards de dollars du fonds souverain malaysien 1MDB. Une partie vient d'un montage avec PetroSaudi. Ces révélations avaient provoqué l'ouverture d'enquêtes sur le fonds souverain en Suisse et aux Etats-Unis notamment. Impliqué dans ce scandale, le premier ministre malaisien en avait fait les frais.

Autre procédure

Le MPC avait ouvert en novembre 2017 une procédure pénale à l'encontre de deux représentants du groupe Petrosaudi dans le cadre des investigations sur 1MDB pour soupçons de gestion déloyale, escroquerie par métier, corruption active d'agents publics étrangers, blanchiment d'argent aggravé et gestion déloyale des intérêts publics.

Petraudi avait immédiatement rejeté les affirmations selon lesquelles elle-même ou ses collaborateurs seraient impliqués dans le détournement de fonds issus de 1MDB.

(nxp/ats)