Divertissement

18 novembre 2019 06:08; Act: 18.11.2019 08:59 Print

Service de jeu vidéo sur le cloud attendu au tournant

Avec sa plateforme Stadia, Google entend faire une entrée fracassante mardi sur le marché du gaming.

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La plateforme de jeu vidéo à distance Stadia de Google ne proposera que 12 jeux au lancement. (Photo: AFP/ina Fassbender)

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Attendue, la plateforme de jeu vidéo sur le cloud Stadia, de Google, prendra du service mardi dans 14 pays d'Amérique du Nord et et d'Europe – mais pas en Suisse. Sa promesse? Pouvoir jouer sur n’importe quel écran (ordinateur, TV connectée, smartphone), sans console ou processeur avec carte graphique dernier cri. La puissance de calcul étant délocalisée sur des serveurs, les joueurs n’ont besoin que d’un écran et d’une manette Stadia.

Un marché encore balbutiant

Le succès, ou pas, de cette plateforme, qui sera disponible sur abonnement (dont le Stadia Pro à 9,99 dollars), déterminera le futur proche du marché balbutiant du cloud gaming. Pour l’instant, il représente dans le monde moins de 328 millions de francs, d’après le think tank Idate, qui table sur 444 millions de francs d’ici à la fin 2020, et 1,3 milliard de francs en 2024. En comparaison, l’industrie complète du jeu vidéo pesait 120 milliards de dollars en 2018, selon le cabinet SuperData.

Barre du succès: 10 millions d'abonnés

D’autres offres similaires existent déjà, comme la Play­Station Now de Sony, qui a accumulé près de 700 000 abonnés en 5 ans. Mais la firme japonaise ne propose qu’une partie de son catalogue sur cette plateforme. D’autres gros acteurs de l’industrie travaillent sur une solution de cloud gaming, à l’instar d’Intel ou Microsoft avec sa plateforme xCloud, prévue en 2020.

Pour Stadia, qui proposera seulement 12 jeux au départ, la barre du succès est à 10 millions d’abonnés en un an, évalue Laurent Michaud, directeur d’études à l’Idate.

(man/afp)