Suisse

14 septembre 2018 17:24; Act: 15.09.2018 16:32 Print

Skywork: le CEO explique la faillite

Le directeur général de la défunte compagnie aérienne a distribué vendredi les bons et les mauvais points lors d'une conférence de presse.

Sur ce sujet
Une faute?

Le CEO de Skywork, dont la faillite a été prononcée début septembre, s'est exprimé vendredi pour la première fois en public à propos de la débâcle de son entreprise. Face à la presse, Martin Inäbnit a loué le modèle de partenariat élaboré avec l'aéroport de Lugano-Agno et tiré à boulets rouges sur celui conclu avec l'aérodrome de Berne-Belp.

Lugano n'aurait pas permis de sauver Skywork, mais cela aurait constitué «un grand pas en avant», a déclaré le Bernois. Selon lui, au Tessin on a reconnu qu'une collaboration où les risques sont répartis entre plusieurs partenaires, alors qu'à Berne, on en est loin.

Le patron du transporteur bernois a dit ne vouloir jeter la pierre personne, mais a souligné les difficultés rencontrées à Berne-Belp. Il n'a pas hésité à affirmer que les investisseurs de Skywork ont «subventionné massivement» chaque ticket au départ de Berne depuis 2014.

Avec la faillite de Skywork, l'aéroport de la capitale fédérale a perdu son principal client. Les responsables de Berne-Belp s'étaient empressés d'assurer que l'absence de la compagnie, qui représentait près de 60% de l'ensemble du trafic, ne remettait pas en cause l'existence de l'aéroport, malgré l'effondrement des recettes.

M. Inäbnit a affirmé qu'il était «pour le moins curieux» de voir l'exploitant aéroportuaire dégager chaque année des bénéfices, alors que Skywork ne parvenait pas à être rentable. «Skywork ne pouvait pas continuer d'assumer la rentabilité de l'aéroport», a-t-il lancé.

Revenant sur l'échec des négociations avec ses «partenaires potentiels», l'ex-pilote de Crossair a confirmé avoir été en pourparlers notamment avec Zeitfracht, intéressé par une reprise. Mais le groupe allemand a renoncé à son projet le 27 août, ce qui a débouché trois jours plus tard sur la mise à pied de la flotte de Skywork.

Billets vendus jusqu'au grounding

La plateforme de réservation est restée en fonction jusqu'à l'annonce du grounding, et des billets ont été vendus pour des vols que l'entreprise savait ne pas être en mesure d'honorer.

Le patron de Skywork a défendu cette pratique, arguant que si le système avait été désactivé plus tôt, cela aurait causé de grandes inquiétudes, forçant la compagnie à régler en espèces son approvisionnement en carburant et les services aéroportuaires, ce qui aurait encore plus grevé les liquidités.

En octobre 2017, la flotte de Skywork s'était déjà retrouvée clouée au sol en raison de sa situation financière. Elle avait récupéré sa licence d'exploitation trois jours plus tard après avoir fourni des gages de solvabilité à la Confédération.

Après la faillite de la compagnie tessinoise Darwin Airline, elle avait fait une demande de concession pour reprendre la ligne Lugano-Genève et était entrée en négociations avec l'aéroport de Lugano, ses autorités de tutelle et principaux actionnaires. Le 23 août, Skywork annonçait la reprise de la desserte à compter du 28 octobre, à raison de deux rotations par jour, du lundi au vendredi.

Fondée en 1983 à Berne comme école d'aviation, Skywork exploitait jusqu'à 20 lignes selon les saisons avec des appareils de 30 à 50 places.

(nxp/ats)

Les commentaires les plus populaires

  • Hughes Troissant le 14.09.2018 18:52 Report dénoncer ce commentaire

    Moi ou rien

    Et selon des sources, ceux qui voulaient remettre de l'argent demandaient le départ du Dirigent. Il n'a pas voulu, donc à repris ses billes, et on voit les dégâts.....

  • Raoul le 14.09.2018 20:43 via via Mobile Report dénoncer ce commentaire

    Franchement...

    Utiliser le terme de « PDG », cest trop difficile ?

  • Roger Rabbit le 15.09.2018 01:21 Report dénoncer ce commentaire

    Ca change rien c'est cuit.

    Pédégé ou CEO.... il n'est plus rien, il a conduit sa boîte à la cata. Et fait des chômeurs. Point final. Maintenant il faut ralonger les pistes de Berne et Lugano pour permettre à easyjet de desservir ces villes.

Les derniers commentaires

  • Nuldecheznul le 15.09.2018 02:08 via via Mobile Report dénoncer ce commentaire

    PDG = Pan Dans la Gueule !

    On voit bien qu'il a la tête d'un " Champion du Mondé " !!

  • Roger Rabbit le 15.09.2018 01:21 Report dénoncer ce commentaire

    Ca change rien c'est cuit.

    Pédégé ou CEO.... il n'est plus rien, il a conduit sa boîte à la cata. Et fait des chômeurs. Point final. Maintenant il faut ralonger les pistes de Berne et Lugano pour permettre à easyjet de desservir ces villes.

    • bernois voyageur le 15.09.2018 06:42 via via Mobile Report dénoncer ce commentaire

      @Roger Rabbit

      Oui easyjet à Berne serait parfait !

    • eva perez le 15.09.2018 11:24 via via Mobile Report dénoncer ce commentaire

      @Roger Rabbit

      Bravo pour l'idée. Le petit aéroport était toujours plein, nous avons voyagé plusieurs fois: pour Fribourg, Berne et les alentours c'était merveilleux le fait de ne pas se déplacer dans les trains bondés avec des valises ou en voiture jusqu'a Genève ou Zurich, trop loin et routes encombrées.

    • Yoda le 15.09.2018 11:35 via via Mobile Report dénoncer ce commentaire

      @Roger Rabbit

      Daccord avec la cause - on na vraiment personne capable de tenir une compagnie aérienne dans ce pays - , mais moins avec la solution : rallonger les pistes est difficilement faisable , surtout à Lugano. Et encore plus pour y faire opérer un Airbus. Mais développer le trafic avec des avions plus petits , 50-100 sièges , sur les lignes les plus demandées cest jouable.

  • Roger Ranium le 15.09.2018 01:14 Report dénoncer ce commentaire

    Bof

    Bof

  • Raoul le 14.09.2018 20:43 via via Mobile Report dénoncer ce commentaire

    Franchement...

    Utiliser le terme de « PDG », cest trop difficile ?

    • Géant Vert 82 le 14.09.2018 22:24 via via Mobile Report dénoncer ce commentaire

      @Raoul

      Cest à la mode de mettre CEO, Founder et jen passe...

    • No le 15.09.2018 00:55 via via Mobile Report dénoncer ce commentaire

      @Raoul

      PDG nest pas un terme suisse, cest un terme français. Non merci!

    • Y en a marre le 15.09.2018 02:55 via via Mobile Report dénoncer ce commentaire

      @No

      Parce que CEO est suisse peut être? PDG c est du français (langue) et vous a part le romanche vous parlé quelle langue??

    • Géant Vert 82 le 15.09.2018 09:30 via via Mobile Report dénoncer ce commentaire

      @No

      En suisse on dit DG pour directeur général. Mais ça doit être plus gratifiant de se dire CEO, President, Vice-President, Sales Manager ou Key Account Manager et en plus en rajoutant Junior ou Senior. Suffit de regarder LinkedIn pour le constater. Loin le temps du directeur, directeur adjoint, Fondé de pouvoir...

    • Justin le 15.09.2018 10:02 Report dénoncer ce commentaire

      @Raoul

      Tout à fait si l'organigramme est plat directeur suffit largement, CEO américanisé, question de prestige !!!!

  • Hughes Troissant le 14.09.2018 18:52 Report dénoncer ce commentaire

    Moi ou rien

    Et selon des sources, ceux qui voulaient remettre de l'argent demandaient le départ du Dirigent. Il n'a pas voulu, donc à repris ses billes, et on voit les dégâts.....

    • belgebelgeä le 15.09.2018 01:38 via via Mobile Report dénoncer ce commentaire

      @Hughes Troissant

      une fois le goût de gros salaires, avec ou sansparachute doré, difficile de vouloir partagernon?