Prévoyance

25 avril 2019 15:16; Act: 26.04.2019 15:21 Print

Toujours plus de jeunes souscrivent un 3e pilier

Un tiers des moins de 25 ans a investi l'an dernier dans un troisième pilier, contre un quart en 2012. Parmi les actifs, une personne sur trois y renonce.

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La prévoyance vieillesse privée gagne en importance, aussi chez les jeunes. En 2018, un tiers des moins de 25 ans investissait dans un troisième pilier, contre un quart en 2012. Au niveau national, ils sont 48% à y avoir recours.

Parmi les actifs, une personne sur trois y renonce. Près d'un tiers (31%) a dit ne pas avoir les moyens. Et 22% ne se sont jamais préoccupés de cette question, indique jeudi une étude de l'institut Demoscope réalisée pour le compte de la Banque CIC (Suisse).

Les jeunes générations semblent, elles, considérer les prestations issues des premier et deuxième piliers comme étant de moins en moins sûres. Les jeunes adultes commencent à épargner de plus en plus tôt. Parmi les moins de 35 ans, deux tiers ont ouvert un troisième pilier.

Préférence pour la banque

Parmi les choix possibles pour cette épargne privée, 72% se tournent vers un compte bancaire. Ils sont 40% à choisir une assurance.

Les Latins ont une préférence pour cette solution: 52% des Tessinois et 43% des Suisses romands y ont recours, contre 36% outre Sarine. Pourtant, les avoirs déposés auprès d'assurances entre 2015 et 2017 ont connu une croissance supérieure de 2,4% à celle des capitaux déposés dans les banques, note l'institut.

Potentiel d'exploitation

Les épargnants n'exploitent pas l'entier potentiel du pilier 3a. La majorité ne possède qu'un seul compte, alors qu'il serait judicieux d'en ouvrir plusieurs afin de réduire la progression fiscale au moment de la retraite.

A peine un économe sur deux cotise au maximum. Il ne peut ainsi profiter entièrement de l'économie sur l'impôt. De plus, ils ne comparent pas les offres de la concurrence et ne connaissent pas le taux d'intérêt de leur compte 3a. Or ils varient fortement selon les institutions, selon le sondage. Et il peut être intéressant de changer de banque.

Placer l'argent du troisième pilier permet un rendement plus important. Mais il reste une exception. La peur de subir une perte est plus importante que la perspective d'obtenir un rendement.

(nxp/ats)