France

20 octobre 2019 18:58; Act: 20.10.2019 18:58 Print

Trains bloqués par le droit de retrait des cheminots

 La SNCF a vécu un week-end chaotique à cause d’un mouvement social imprévu.

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Les passagers ont attendu, souvent en vain, larrivée dun train. (Photo: Keystone/AP/bob Edme)

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Les vacances de la Toussaint ont mal commencé pour des milliers de Français. Depuis jeudi, et plus encore pendant le week-end, de nombreux trains ont été annulés faute de conducteur pour les piloter, laissant les passagers démunis sur les quais. Les cheminots ont utilisé une particularité du droit du travail hexagonal, le «droit de retrait», pour refuser de prendre leur service.

Le mouvement social s’est déclenché après un accident dans les Ardennes, mercredi. Un TER est entré en collision avec un convoi exceptionnel qui était resté bloqué sur un passage à niveau. Bien que blessé, le pilote du train a dû se débrouiller pour évacuer les passagers, car il était le seul représentant de la SNCF à bord. Ce qui a relancé le débat sur la sécurité dans les rames, en l’absence de contrôleurs.

Gouvernement très critique

Le blocage des chemins de fer a suscité la colère de la SNCF et du gouvernement. La première a accusé les syndicats d’avoir organisé une grève surprise, donc «illégale», et a annoncé son intention de saisir la justice. Le Premier ministre, Édouard Philippe, a abondé, dénonçant un «détournement du droit de retrait qui s’est transformé en grève sauvage». Il a lui aussi demandé à la direction de la SNCF d’examiner «toutes les suites qui pouvaient être données, notamment judiciaires».


Du côté des passagers, les réactions étaient mitigées. Beaucoup ont dit leur colère à l’égard des cheminots. D’autres se sont montrés plus compréhensifs, estimant qu’ils avaient raison de défendre leur sécurité et celle des usagers. 

(aia/afp)