Suisse

22 janvier 2019 07:07; Act: 22.01.2019 11:39 Print

UBS conclut 2018 sur une note amère

Tous les principaux résultats enregistrés entre octobre et décembre par UBS ont ainsi manqué le consensus des analystes, ce qui a fait plonger le titre mardi à la Bourse suisse.

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UBS a subi au quatrième trimestre des sorties d'argent nouveau de l'ordre de 7,9 milliards. Mais cela ne l'a pas empêchée de réaliser de bons résultats. (Photo: AFP)

Une faute?

La belle mécanique mise en place par UBS en 2018 s'est grippée au dernier trimestre. Chahuté par des marchés financiers capricieux, le numéro un bancaire helvétique a subi un retour de balancier dans son coeur de métier, la gestion de fortune et la banque d'affaires. Un dividende relevé et le rachat de 1 milliard de dollars d'actions ne parvenaient pas à calmer l'ire des investisseurs.

Le bénéfice net annuel affiche une progression assez flatteuse. Par rapport à 2017, le résultat a été multiplié par cinq à 4,90 milliards de dollars, selon les indications fournies mardi par la grande banque. UBS présentait pour la première fois des chiffres libellés en billets verts.

Pour réaliser cette performance, la banque aux trois clés a pu se reposer sur trois premiers bons trimestres. Lors du dernier partiel, le groupe a été confronté à des difficultés «historiques» sur les marchés financiers, a expliqué le directeur général Sergio Ermotti, cité dans le communiqué.

Tous les principaux résultats enregistrés entre octobre et décembre ont ainsi manqué les prévisions du consensus AWP, ce qui faisait plonger le titre à la Bourse suisse. Vers 11h20, l'action UBS cédait 4,1% à 12,87 francs, dans un SMI en recul de 0,28%.

Au seul quatrième trimestre, le bénéfice net s'est établi à 696 millions de dollars, contre une perte 2,42 milliards douze mois auparavant. Le produit d'exploitation s'est étiolé de 3,3% sur un an à 6,97 milliards de dollars, tandis que les charges ont été allégées de 4,0% à 6,11 milliards. A la fin de l'année, le groupe employait 66'888 équivalents plein temps.

Banque d'affaires à la peine

L'incertitude prévalant sur les marchés a frappé de plein fouet la banque d'affaires (Investment Bank, IB) d'UBS au quatrième trimestre. Cette division, importante malgré la réduction de sa taille suite à la crise financière de 2008, avait montré une évolution réjouissante de janvier à septembre, laissant croire à un rétablissement définitif.

Sur les trois derniers mois de l'année toutefois, IB a accusé une perte de 46 millions de dollars, alors que douze mois auparavant le résultat était similaire, mais du côté des bénéfices. Tous les analystes suivant UBS se sont inquiétés de ce renversement de situation.

La déception est également de mise pour Global Wealth Management (GWM), issue de la fusion en février des deux anciennes divisions de gestion de fortune du groupe. En termes de bénéfice avant impôts, la plus grande unité du groupe a réussi à maintenir la stabilité (793 millions de dollars) en rythme annuel.

La collecte d'argent, en revanche, s'est avérée négative. La grande banque a dû composer avec des sorties nettes d'argent de 7,9 milliards de dollars, causées par une baisse de l'activité sur les marchés de croissance Amériques et Asie/Pacifique. Sur l'ensemble de l'année, les afflux se sont élevés à 25 milliards, a relativisé M. Ermotti en conférence téléphonique.

Rentabilité sous surveillance

A fin décembre, la masse sous gestion accusait un repli de 7% sur trois mois à 3101 milliards de dollars.

Le conseil d'administration propose le versement d'un dividende de 0,70 franc par titre, augmenté de 5 centimes. A cela s'ajoute un programme de rachat d'actions prévu d'un montant total de 1 milliard de dollars en 2019, en plus des titres déjà rachetés l'année dernière (750 millions de francs).

Les soucis rencontrés lors du dernier partiel devraient se poursuivre en début d'année. La direction d'UBS affirme que la mauvaise humeur prévalant sur les marchés financiers pèsera encore sur l'activité clientèle au premier trimestre. La grande banque n'exclut pas de nouvelles mesures afin de compenser cet effet négatif, mais maintient ses objectifs de rentabilité.

«Nous avons rencontré une certaine normalisation sur les marchés au début de 2019 et nous continuons de rechercher un équilibre entre efficacité et investissements de croissance», a expliqué Sergio Ermotti.

(nxp/ats)

Les commentaires les plus populaires

  • Bill Boquet le 22.01.2019 07:37 via via Mobile Report dénoncer ce commentaire

    Tax

    Va-t-elle repayer des impôts? Ce serait bien

  • Ludo le 22.01.2019 07:46 via via Mobile Report dénoncer ce commentaire

    Bien

    Je suis chez eux mais j'ai même pas reçu 1 franc d'intérêt cette année à cause de leur 0.00000...1% ils s'amusent avec l'argent des autres se versent des millions d'indemnité/bonus et pour te remercier de leur faire confiance ils te donnent juste de quoi t'acheter un carambar. Merci à vous ! Ps: ils ont déjà remboursé les x milliards que la confédération (nous) leur avons donné pour les sauver ?

  • robert le 22.01.2019 07:40 via via Mobile Report dénoncer ce commentaire

    l'hypocrisie du capitalisme

    mais la gestion des comptes pour les petits utilisateurs augmente. l'argent coûte bientôt moins cher à être garder dans un bas de laine...

Les derniers commentaires

  • Joe Dalton le 22.01.2019 11:51 via via Mobile Report dénoncer ce commentaire

    Entre UBS et CS, une banque de trop!

    L'UBS... une banque systémique de trop en Suisse! Le CS « suffira » amplement dans le pays lors de la prochaine crise économique et boursière.

    • JF.agrocommerce le 29.01.2019 16:17 Report dénoncer ce commentaire

      La crise elle est pour quand ?

      Le choix va ce faire bientôt, car la prochaine crise économique se prépare déjà depuis quelques temps et elle va faire encore plus mal que la crise de 2007/2008. Les optimistes parlent de début 2020, moi je vois ça plutôt juin, juillet de cette année.

  • Olivier le 22.01.2019 11:48 Report dénoncer ce commentaire

    Super

    Super, bonne nouvelle UBS va enfin pouvoir commencer à payer les milliards de dettes jamais remboursées à la confédération suite à la (crise) de 2008. Bon je vous laisse, je vais m'acheter un gilet jaune afin de pouvoir participer à la manifestation des gilets jaunes de Suisse samedi à Genève

    • Fortnit le 22.01.2019 12:51 via via Mobile Report dénoncer ce commentaire

      @Olivier

      "jamais remboursés"? Mais vous faites exprès ? Ou vous êtes sérieux ? Quand on voit le niveau moyen des gilets jaunes, pas étonnant de vous voir aller en acheter un. Vous serez bien 4 comme ça au départ de Genève...

  • Pierre Albert le 22.01.2019 11:42 via via Mobile Report dénoncer ce commentaire

    Pas étonnant

    Quand on voit les frais de gestion qui sont facturés et les intérêts des dépôts à zéro, ils ne peuvent que gagner.

  • Jésus le 22.01.2019 11:40 Report dénoncer ce commentaire

    Encore une arnaque

    Et bien l'article parle de lui-même. Quasi l'ensemble des activités qui rapportent sont en baisse, mais le bénéfice est en hausse. En résumé on gagne plus avec moins. Il n'y a qu'a étudier les tarifs de leur frais sur les dernières années pour comprendre comment ils gagnent du fric.

  • gbf le 22.01.2019 11:32 via via Mobile Report dénoncer ce commentaire

    comprendre pourquoi

    La banque gagne presque 5 milliards et le titres perd 4% à la bourse. Elle annonce un dividende de 70 centimes ce qui veut dire 5.5% de rendement. En plus elle annonce le rachat d'action pour 1 milliard. Vu du côté du citoyen lambda il faut absolument acheter l'action au prix de 12 fr. Où alors un spécialiste devrait nous dire pourquoi le titre n'est conseiller par personne.