Hôtellerie

22 mai 2012 09:47; Act: 22.05.2012 13:51 Print

Une baisse des nuitées attendue pour l'été

Une nouvelle baisse des nuitées hôtelières est à prévoir en Suisse pour la saison estivale qui a démarré en mai.

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Sur un an, le recul escompté sera de 1,7%, tandis que la seule demande étrangère devrait fléchir de 3,4% en raison du franc fort.

Le tourisme indigène aura un effet stabilisateur ( 0,6%), selon les prévisions de l'institut conjoncturel BAKBASEL publiées mardi par le Secrétariat d'Etat à l'économie (SECO). La crise de la zone euro et les taux de change défavorables pénalisent les hôteliers suisses.

Quant à la saison d'hiver 2011/12, elle a bouclé sur des nuitées en déclin de 3,2%, les destinations alpines accusant un repli de - 6%. Souffrant en outre du froid glacial, les remontées mécaniques s'attendent à des pertes sèches de l'ordre de 3,3% en termes de chiffre d'affaires.

Fidélité des hôtes suisses

Suisse Tourisme pour sa part anticipait voici peu une contraction globale de 2 à 3% pour la période de mai à octobre, se basant en fait sur les précédentes prévisions du BAK. Celui-ci tablait en octobre dernier sur un recul de 0,5% de la demande domestique.

«Pour l'été 2012, la fidélité des hôtes suisses jouera un rôle déterminant», a indiqué à l'ats Véronique Kanel, porte-parole de Suisse Tourisme. Ainsi, d'octobre 2011 à mai, les Suisses se sont montrés fidèles à leur pays, et cette variable a été inclue dans les nouvelles prévisions du BAK.

«Notre fourchette prend aussi en compte les variations importantes entre les zones de montagne et les villes, précise Véronique Kanel. Le tourisme de loisir, dans l'espace alpin, étant beaucoup plus sensible au franc fort que le tourisme urbain d'affaires et de congrès.

Creux de la vague en vue

Si les visiteurs en provenance d'Europe occidentale devraient encore se raréfier cet été, la demande asiatique continuera à progresser, relève le SECO. Le tourisme suisse touchera vraisemblablement le creux de la vague vers la fin de l'année.

En dépit de la devise helvétique qui pèsera encore, les experts bâlois croient à une reprise dès 2013 et tablent sur une croissance de 1%. Après cinq années de vaches maigres, l'augmentation pourrait atteindre 2,7% en 2014.

(ats)