Japon

01 juillet 2014 10:46; Act: 01.07.2014 10:54 Print

Une filiale de Novartis mise en accusation

En raison de falsification de données, une filiale de Novartis est dans le viseur de la justice nippone.

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Une filiale du groupe pharmaceutique est dans le collimateur de la justice, au Japon. (Photo: Keystone/Gaetan Bally)

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La justice japonaise a décidé mardi de mettre en accusation une filiale nippone du géant pharmaceutique suisse Novartis dans une affaire de falsification de données utilisées pour exagérer les avantages du Valsartan, un médicament contre l'hypertension.

Les magistrats ont également inculpé un ancien employé de Novartis, Nobuo Shirahashi, 63 ans, pour manipulation de résultats d'études cliniques ayant servi à la promotion dudit Valsartan, vendu au Japon sous l'appellation Diovan. M. Shirahashi avait été arrêté début juin.

L'enquête avait débuté à la suite de l'alerte donnée en fin d'année dernière par deux universités japonaises. Elles soupçonnaient que des résultats cliniques concernant ce médicament avaient été faussés pour affirmer qu'il était non seulement efficace contre l'hypertension artérielle mais aussi contre les angines de poitrine et attaques cérébrales.

«Nous nous excusons»

Le Diovan génère plus de 100 milliards de yens (700 millions d'euros) de revenus annuels au Japon. Ce produit est en outre vendu dans plus de cent pays.

«Nous prenons l'arrestation de notre ex-employé et la mise en accusation de notre entreprise très au sérieux», a commenté mardi la filiale nippone de Novartis dans un communiqué sur son site.

«Nous nous excusons profondément auprès des patients, de leurs familles et des personnels médicaux ainsi qu'auprès du public pour les soucis causés,» a-t-elle ajouté.

En vertu du droit pharmaceutique en vigueur au Japon, l'exagération publicitaire peut y entraîner deux ans de prison ou une amende de deux millions de yens (14.000 euros) au plus.

En raison de ce scandale et de plusieurs autres problèmes découverts dans les méthodes de Novartis au Japon, la maison mère suisse avait décidé en avril de remplacer ses principaux dirigeants dans l'archipel.

(afp)