Marché américain

06 janvier 2016 20:30; Act: 06.01.2016 20:51 Print

VW veut poursuivre son offensive dans le diesel

Alors que les ventes du groupe Volkswagen ont reculé de 5% aux Etats-Unis sur l'ensemble de l'année 2015, le constructeur allemand ne renonce pas à ses objectifs.

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(Photo: Keystone/ARCHIVES)

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Le constructeur automobile allemand Volkswagen, plongé depuis septembre dans un scandale de moteurs truqués qui a laminé ses ventes aux Etats-Unis, souhaite y poursuivre son offensive dans le diesel.

Son nouveau patron n'entrevoit une augmentation de la demande pour les véhicules électriques qu'entre 2020 et 2025.

«D'une part, les moteurs diesel modernes sont très efficaces et peu polluants. D'autre part, sans le diesel il sera pratiquement impossible pour notre industrie d'atteindre ses objectifs en matière de réduction des émissions de CO2» dans la période souhaitée, a expliqué Matthias Müller dans une interview à l'hebdomadaire allemand Wirtschaftswoche.

Aux Etats-Unis, pays où a éclaté en septembre le scandale provoqué par l'installation d'un logiciel capable de fausser les résultats des tests antipollution sur 11 millions de véhicules diesel dans le monde, les ventes de Volkswagen ont reculé de 5% sur l'ensemble de l'année 2015, selon un chiffre publié mardi.

Le recul est dû au gel des ventes de modèles équipés de moteurs diesel de 2 et de 3 litres accusés par les autorités américaines d'être équipés de logiciels truqueurs.

Action judiciaire américaine

Nommé à la tête du groupe après l'éclatement du scandale, Matthias Müller s'est donné pour objectif de déterminer toutes les responsabilités mais aussi de redorer l'image du mastodonte de l'automobile, à la réputation écornée par la tricherie.

«Le réajustement du groupe durera deux à trois ans et ne sera pas un jeu d'enfant», a affirmé Matthias Müller, en précisant qu'«une fois que les nouvelles structures prendront forme, on aura fait le premier pas vers le succès».

Les Etats-Unis ont annoncé lundi avoir intenté une action judiciaire contre Volkswagen et ses filiales haut de gamme Porsche et Audi pour «violation» des lois américaines antipollution, qui pourrait coûter au groupe au moins 20 milliards de dollars.

Le nouveau patron du numéro un européen sera aux Etats-Unis la semaine prochaine et devrait rencontrer «des dirigeants politiques», indique le constructeur sans autre détail.

(nxp/ats)