Arno Diem

14 avril 2009 23:07; Act: 14.04.2009 23:14 Print

«A la «Star Ac’», j’étais un peu la brebis au milieu des loups»

par Pascal Pellegrino - Alors qu’il vient de terminer les représentation parisiennes de «Je m’voyais déjà», le jeune artiste de 20 ans, ex-candiddat de la «Star Academy 5» espère réussir une carrière d’acteur.

Une faute?

Né le 6 mai 1988 à Antibes, dans le sud, Arno Diem est indépendant depuis l’âge de 15 ans. Il vit dans un appartement parisien. C’est là qu’il a répondu aux questions de «20minutes»

− Comment s’est passé la dernière représentation parisienne de «Je m’voyais déjà»?

− Comme c’était une dernière, il y avait bien sûr pas mal de gags entre nous. On s’est un peu lâchés et c’était une bonne façon de se dire au revoir avant la tournée qui débutera en novembre et qui devrait passer par la Suisse.

− Quel gag avez-vous fait?

− Au lieu d’arriver avec un bouquet de fleurs près de Jonatan Cerrada, je lui ai apporté un aspirateur…

− Avant d’entrer sur scène, avez-vous des rituels?

− Non, plutôt des troubles obsessionnels compulsifs. Je vais mettre ma bouteille d’eau au même endroit, boire le même nombre de gorgée, comme si la répétition de ces gestes était le moyen de maintenir les bonnes ondes.

− Que représentera « Je m’voyais déjà » dans votre carrière?

− La rencontre avec Laurent Ruquier, qui est un réel amoureux des artistes, ainsi que la rencontre de cet excellent metteur en scène qu’est Alain Sachs. Et puis, c’était une première pour moi de chanter chaque soir sur une scène de théâtre. J’ai vécu un exercice très formateur. Et, grâce à ce spectacle, j’ai rencontré un nouvel agent qui va me pousser dans la carrière d’acteur que j’ai envie de réaliser.

− Quel serait le réalisateur avec lequel vous auriez le plus envie de tourner?

− Jean-Jacques Annaud. Et j'adorerais tourner dans un film américain. Je suis bilingue anglais-français et j’ai vécu cinq mois à New York l’an passé afin de poursuivre l’apprentissage de ce métier.

− On vous a découvert chez Sevran, puis à la «Star Academy». Quand Olivia Ruiz sous-entend que cette émission est «malsaine», que répondez-vous?

− J’avais 17 ans quand j’ai débarqué de ma province dans cette émission. J’étais un peu comme la brebis au milieu des loups. Je n’en suis pas sorti dégoûté, mais disons que j’ai su grâce à ce programme ce que je ne voulais pas faire. Je n’ai pas envie de cracher dans la soupe, car j’assume le fait que j’ai voulu entrer à la « Star Ac’ ». Je ne regrette donc pas. Je n’en suis pas particulièrement fier, mais je n’en ai pas honte non plus. L’émission ne m’a pas ouvert des portes, mais ne m’en a pas refermées non plus.

− Votre meilleur souvenir de la «Star Ac’»?

− La production de l’album dans le studio du château. J’enregistrais «Le chanteur» de Balavoine. La tonalité originale de ce titre est très difficile et l’ingénieur du son a réussi à me faire sortir des émotions. J’étais fier de moi.

− Racontez-nous votre expérience à Disneyland Paris, lorsque vous faisiez partie de la troupe du show «High School Musical».

− C’était l’usine! Dix représentations par jour pendant quatre mois. J’ai cravaché. Ce fut une formidable expérience. Des gens se sont fichés de ma poire. Selon eux, atterrir à Disney était une forme de déchéance. Ce qu’ils ne savent pas, c’est que les auditions Disney sont les plus dures à décrocher. Au final, ce fut très intéressant de bosser sur ce spectacle.

− Et les amours dans tout ça?

− Je suis un cœur à prendre. Je concède qu’il y a une forme d’abnégation pour le moment. Je privilégie ma vie professionnelle. Ce n’est pas une excuse, mais je veux être disponible pour vivre un amour.

− Dans dix ans, vous aurez trente ans. Où vous voyez-vous et avec qui?

− J’espère que j’aurai tourné un maximum de films et que j’aurai assez d’expérience pour tenter de mettre derrière la caméra.

− Combien d’enfants aurez-vous alors?

− Je n’y pense pas. Pour élever des enfants, je veux avoir atteint une sérénité et un équilibre. J’ai envie de leur transmettre quelque chose de paisible et de serein. Est-ce que j’aurai atteint ce niveau de sérénité à 30 ans? C’est bien trop tôt pour le dire!