Saoirse Ronan

25 février 2019 09:35; Act: 25.02.2019 09:35 Print

«Il n'y pas de rivalité entre les actrices»

par Miguel Cid - En incarnant la reine d'Écosse, l'actrice irlandaise a donné la réplique à son amie, Margot Robbie.

Une faute?

À l'affiche de «Marie Stuart, reine d'Écosse», Saoirse Ronan, 24 ans, ne s'est pas du tout sentie menacée par Margot Robbie, celle qui incarne sa redoutable rivale à l'écran (à voir en salle dès le 27 février 2019).

Que vous évoque la rivalité féminine au cœur de votre nouveau film?
L'entourage de ces reines fait tout pour les dresser l'une contre l'autre. Pour ma part, tourner avec un groupe de femmes était une expérience nouvelle. On a finalement bien bossé ensemble. J'ai été rassurée par la présence de Margot. Cela m'a permis de lâcher un peu plus.

Et la rivalité entre actrices existe-t-elle?
Pas entre nous, et j'ose espérer qu’elle est moins courante aujourd'hui. Je crois que l'industrie du cinéma a évolué, en tout cas du côté des artistes. Avant, il y avait un bataillon de femmes qui se battaient pour le même rôle. Et avec l’âge, les actrices n'avaient plus de boulot, ce qui causait de l’insécurité. Tout cela est en train de changer.

Qu'êtes-vous prête à sacrifier pour votre carrière?
Je sacrifie déjà ma vie de famille. Je ne veux pas jouer les martyres mais l’agenda d’une actrice peut être dingue. Je passe beaucoup de temps loin de mes proches et de mes amis. Je vis plusieurs mois de l'année dans une bulle avec mes collègues, puis je rentre à la maison. C'est un compromis qu'il faut faire dans mon métier mais je ne me plains pas. Mon boulot n'est quand même pas de guérir le cancer!

Avez-vous le sentiment qu'aujourd'hui les femmes peuvent jongler plus facilement entre carrière et famille?
Je trouve que les femmes ont encore plus de responsabilités qu'avant. J'ai écouté un podcast génial de Cheryl Strayed, l’auteur de «Wild», sur la vie de couple moderne. Quand elle partait promouvoir son livre à l'étranger, elle préparait tous les repas que son mari allait manger pendant son absence. C'est comme si on attendait ça d'elle. Je crois aussi qu'on se sent toujours coupables de choisir entre carrière ou famille.

Vous avez appris le français pour jouer ce rôle. Était-ce vraiment bien nécessaire?
J'ai trouvé que c’était utile. J'ai bossé avec un coach génial. Il a été pour moi un prof de français sévère qui ne m'a fait aucun cadeau. Quand j'avais l’impression de plutôt bien m'en tirer, il me disait que mon accent était terrible et me faisait recommencer.

Votre accent n’est pas mauvais…
J'aime bien comme vous dites ça. Oui, j’ai encore une grosse marge de progression!