Londres

07 septembre 2015 16:44; Act: 07.09.2015 17:03 Print

«Je ne sais pas où le cinéma va me mener»

par Benjamin Blanc - Ed Skrein ne s'imaginait pas devenir acteur. Même s'il adore son métier, sa priorité reste sa famille.

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Le comédien de 32 ans ans a aussi suivi une école de peinture. (Photo: Keystone/Nina Prommer)

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Le beau gosse anglais remplace Jason Statham dans «Le Transporteur: Héritage» (en salle le 9 septembre 2015), quatrième volet de la saga d’action. Il campera aussi le méchant Ajax dans le prochain film de Marvel, «Deadpool». Rencontre avec un acteur qui monte.

Dur de succéder à Jason Statham?
Non, je me suis senti comme un poisson dans l’eau dans ce rôle. Je me suis concentré sur ma performance, sans me soucier de ce qu’il avait fait. Je n’ai ressenti aucune pression.

Vous êtes très zen?
Je ne me fais pas trop de bile par rapport à mon métier. Ma priorité, c’est le bien-être et la santé de ma famille et de mes amis. Il y a des choses tristes et bien réelles qui arrivent parfois à ceux que j’aime et c’est ça qui m’empêche de dormir, pas le cinéma.

On a pu lire que vous avez quitté «Game of Thrones» pour vous consacrer davantage à votre famille. Info ou intox ?
C'est faux mais il est vrai que ma famille passe avant tout. Le tournage de «Transporteur» a duré quatre mois et demi mais je ne suis jamais resté éloigné de mon fils plus de cinq jours. Je peux vous dire que j'ai dépensé une fortune en Eurostar et en billets d'avion ! J'ai aussi fait venir mes proches pendant deux mois sur le tournage de «Deadpool», à Vancouver.

Ado, vous aviez de mauvaises fréquentations et avez été grièvement blessé à l’arme blanche. Quel effet cela a-t-il sur vous?
Je suis persuadé que cette expérience a contribué à m’amener là où je suis aujourd’hui. Tout ce que j’ai vécu m’a aidé à devenir acteur, à faire le plein d’émotions pour pouvoir jouer des rôles différents. Je suis quelqu’un de très positif et de calme aujourd’hui, contrairement à mon adolescence. A l’époque, j’aimais faire le dingue, comme la plupart des ados.

Vous imaginiez-vous devenir rappeur plutôt qu'acteur?
Au départ, je ne vivais que pour la peinture. C'était ma passion à l'école et la seule chose pour laquelle j'étais doué. J'avais une prof géniale qui croyait en moi et m’a encouragé à continuer mes études dans ce domaine. Ensuite, j'ai commencé à fréquenter la scène hip hop underground londonienne et c'était incroyablement excitant.

Vous avez finalement trouvé votre voie avec le cinéma?
Je ne sais pas où le cinéma va me mener, si je vais y consacrer toute ma vie ou me dédier à un autre art. Mais je ne me suis jamais senti aussi à l'aise et stable que dans ce métier. J'ai l'impression que je ne fais que commencer.