Shy'm

13 décembre 2011 16:54; Act: 13.12.2011 17:19 Print

«Je subis ce qu'écrit la presse people»

par Julienne Farine - A quelques jours de son concert à Genève, le 22 décembre, la chanteuse s’est confiée sur ses rêves, sa famille et sa relation aux médias.

Pour son dernier clip, Shy'm reprend la chanson de Calogero, «En apesanteur».
Sur ce sujet
Une faute?

Vous avez fêté vos 26 ans le 28 novembre, vieillir vous effraie-t-il?
Je suis quelqu’un de très nostalgique alors ça ne me réjouit pas. Mais ça ne m’effraie pas encore. Je suis simplement de plus en plus loin de ma période d’insouciance. A 26 ans, on peut dire que je suis rentrée dans la norme (elle rit). C’est ça qui est embêtant.

Avez-vous réalisé vos rêves d’enfant?
Quelques-uns, oui. J’ai trouvé un métier qui m’épanouit et qui me rend heureuse. Je suis fidèle à moi-même et je ne connais pas la routine.

Quel rêve aimeriez-vous réaliser maintenant?
Mettre ma maman à l’abri dans tous les domaines, qu’elle soit heureuse à vie. Ca va être difficile mais je m’y attelle quotidiennement. Elle est fière de moi, que je la surprenne chaque jour. C’est ma plus belle récompense. Nous sommes très fusionnelles.

Réussissez-vous encore à prendre du temps pour vous et pour votre famille?
Difficilement, j’avoue. Mais je fais tout pour me garder des moments pour me ressourcer avec mes proches. Ma vie me comble et m’épanouit tellement que j’ai parfois tendance à oublier l’essentiel, à me laisser porter par ma passion.

Où passerez-vous les fêtes de Noël?
Je serai en famille, c’est sacré. Il y aura mes frères et sœurs et mes parents. Si je manque cette date, ma maman m’en voudra énormément.

Depuis votre participation à l’émission «Danse avec les stars», les magazines vous ont prêté plusieurs liaisons amoureuses, comment le vivez-vous?
C’est le revers de la médaille. Je le subis et ça m’irrite au plus haut point. Je n’ai jamais répondu aux questions concernant ma vie privée et je ne le ferai jamais. J’attaque systématiquement les magazines people qui parlent de ma vie privée

Où avez-vous posé votre trophée de «Danse avec les stars»?
Il est posé dans le salon, sur une étagère. Il brille de mille feux dans la pièce, on dirait une boule à facettes. J’en suis fière.

Que vous a apporté votre victoire?
Ce n’est pas forcément la victoire qui m’a apporté quelque chose, à part une autosatisfaction. L’aventure en elle-même m’a apporté énormément. Ca a été un travail intense pendant trois mois. Ca m’a appris beaucoup de choses sur moi personnellement et professionnellement, de me dépasser, de toujours faire mieux, de toujours faire plus et essayer de donner la meilleure des prestations en un temps réduit.

Vous ne pensiez pas être capable de vous dépasser autant?
Non, je ne pensais pas être capable d’évoluer dans une discipline telle que la danse de salon, dans des chorégraphies que je ne connaissais pas et qui ne me correspondaient pas, me retrouver en tant qu’élève et travailler en tant que telle.

Pensiez-vous pouvoir aller jusqu’au bout de l’aventure et remporter la victoire?
Oui, je m’en sentais capable, je m’en sentais la volonté surtout. Je connaissais mes adversaires. Dès le début j’ai su que Philippe Candeloro était un adversaire redoutable, je ne l’ai jamais sous-estimé. C’était drôle de se retrouver en finale avec lui, ça voulait dire que j’avais raison dès le début. C’était davantage excitant d’avoir un adversaire de taille, comme Baptiste Giabiconi aussi, qui avait un public incroyable derrière lui. La compétition était super excitante.

Vous avez dû être surprise de vous retrouver face à Philippe Candeloro plutôt que face à Baptiste Giabiconi.
C’est vrai que Baptiste avait énormément de soutien de la part de son public. Mais Philippe est également très populaire, il a eu un parcours incroyable, il a beaucoup progressé. J’ai été étonnée sur le moment, mais pas plus que ça au final parce qu’il avait tout à fait sa place et il a une carrière qui date. Au final, je crois qu’on avait tous les trois notre chance d’arriver dans les deux derniers candidats.

Vous avez déjà trois albums à votre actif, mais c’est votre première tournée. Pourquoi avoir attendu si longtemps?
Parce que je n’étais pas prête. Je ne me sentais pas assez mûre, ni assez forte, ni avec assez de bagage pour assumer un tel événement. Je ne voulais pas de compromis. Je ne voulais pas faire une tournée avec uniquement des danseurs et un dj ou avec un groupe et sans danseurs. J’avais besoin des deux, mes danseurs et mes musiciens. Ca demandait un investissement financier et il fallait le tourneur qui me fasse confiance pour partir dans cette aventure folle (elle rit).

On parle d’un quatrième album au mois de juin 2012, vous confirmez?
Il n’y a pas encore de date fixée, c’est encore trop loin pour donner un mois. Ca sera à la mi-2012, mais c’est encore très flou.

Quand avez-vous le temps d’aller en studio pour enregistrer les chansons avec votre tournée?
Il va falloir trouver le temps (elle rit). Je vais commencer à bosser sur l’album en début d’année, tranquillement, sans me mettre de pression inutile. Il y a déjà beaucoup d’idées qui commencent à se bousculer. Ce n’est pas l’inspiration qui manque, mais le temps. Je n’ai pas envie de faire un album parce qu’il le faut, mais parce que j’en ai envie et que j’en ai besoin. Je vais trouver le temps parce que quand on aime on ne compte pas. Mais sans me donner de date butoir.

Certains de vos suiveurs sur Twitter aimeraient que vous intégriez la troupe des Enfoirés, ça vous tenterait?
Oui, forcément. Ce serait un immense plaisir. S’ils s’approchaient de moi, je dirai oui sans hésitation.

Pourquoi?
La cause me touche. C’est une initiative qui est belle, noble et qui regroupe des milliers de gens. Elle est très efficace pour récolter des fonds. A travers un spectacle et un CD, les gens se sentent beaucoup plus concernés. C’est un événement très efficace. D’intégrer cette belle troupe d’artistes et de pouvoir apporter ma pierre à l’édifice, ce serait une aventure qui comblerait mes années déjà écoulées.

Avez-vous essayé d’approcher Jean-Jacques Goldman?
Non, ce n’est pas à moi de le faire. Les gens savent que j’existe et s’ils ont besoin de moi, ils sauront où me trouver. Je me vois mal aller frapper à la porte de Goldman. Encore faudrait-il que je sache où elle se trouve (elle rit). Et ce serait en contradiction avec mon caractère de toute façon. J’ai du mal à aller au devant des choses, je préfère qu’on vienne à moi.

C’est paradoxal avec le métier que vous exercez.
Complètement, c’est pour ça que j’ai choisi ce pseudo. J’ai un tempérament qui est en totale contradiction avec mes envies de l’époque. Même si aujourd’hui j’ai fait beaucoup de progrès, je reste timide et réservée.