France - Trierweiler

15 octobre 2014 22:09; Act: 16.10.2014 06:48 Print

«Je vais te détruire, toi et ton gros porc»

On en sait davantage sur l'altercation survenue entre l'ex-compagne de François Hollande et ses anciennes amies lors d'une soirée d'anniversaire, le 28 septembre dernier.

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18.05 Valérie Trierweiler n'a pas apprécié que Michel Sapin s'exprime à son sujet. Elle l'a fait savoir via un tweet peu flatteur pour le ministre des Finances. 13.05.15 Dans sa première interview accordée à la presse française, Valérie Trierweiler évoque la relation entre François Hollande et Ségolène Royal. Elle les juge «indissociables». 16.03 Pour sa première apparition télévisée en France après sa rupture avec François Hollande, Valérie Trierweiler a choisi France 3. Elle n'a évoqué que son rôle de marraine du Secours populaire. 12.03: Valérie Trierweiler a mal pris une question que lui a posée le client d'un bar. Elle l'a giflé, il a porté plainte. 05.01.15 Saïda Jawad (gauche), grande amie de Valérie Trierweiler, a acquis les droits de «Merci pour ce moment» et compte en faire un film. L'ex-première dame française Valérie Trierweiler a détaillé dans «Merci pour ce moment» la destruction du couple qu'elle formait avec François Hollande. «Tout ce que j'écris est vrai. A l'Elysée, je me sentais parfois comme en reportage. Et j'ai trop souffert du mensonge pour en commettre à mon tour», annonce d'emblée Valérie Trierweiler sur la couverture de l'ouvrage reproduite dans l'hebdomadaire «Paris-Match», dont elle est une collaboratrice. «Question secrets d'Etat, il (François Hollande) peut dormir sur ses deux oreilles. Valérie parle d'amours, de déchirures et de passions», précise dans «Paris Match» Catherine Schwaab, qui a lu l'ouvrage. Selon elle, François Hollande aurait d'abord affirmé à Valérie Trierweiler que sa liaison avec Julie Gayet durait depuis un mois, avant de parler de trois, de six et de neuf mois, pour finir à un an. «A la rentrée de septembre 2005, Ségolène Royal apprend notre histoire. Elle annonce aussitôt qu'elle songe à se présenter aux primaires socialistes, dans un entretien à... «Paris-Match» (magazine employant Valérie Trierweiler). Le message est direct, mais François ne prend pas cette déclaration au sérieux.» «Il me raconte qu'elle lui a mis le marché clairement en main: «Si tu quittes cette fille, je te laisse la place. Entre son avenir politique et moi, il doit choisir.» «Tout à commencé un matin de novembre 2010. Alors qu'il s'habille dans notre chambre, il évoque sa candidature à l'élection présidentielle (...) Un voile de pudeur entoure son ambition. Ce tabou saute une seule fois (...) A ma grande surprise, au moment où nous longeons (en voiture) le palais de l'Elysée, il me dit: «Regarde, on passe devant la maison.» Le 22 octobre 2011, un photographe avait immortalisé sur le même cliché François Hollande avec Valérie Trierweiler (centre), Ségolène Royal (gauche) ainsi que Julie Gayet (droite). Ségolène Royal briguant en juin 2012 la présidence de l'Assemblée nationale: «C'est ce qu'il a négocié avec elle lors de son ralliement après le premier tour des primaires socialistes, lorsqu'elle lui a apporté son soutien contre Martine Aubry. Mais officieusement, il assure qu'il n'en veut pas comme troisième personnage de l'Etat. Cette duplicité ne m'étonne pas.» «C'est à peine croyable. Je vois qu'il est déçu de son score. Il ne dit rien, impassible, mais sous son masque, je perçois cette légère déception.» Passation des pouvoirs: Carla Bruni-Sarkozy «a les larmes aux yeux. Je ne devrais pas le dire, mais je suis heureuse que tout s'arrête. Ce sera plus facile pour vous, car les journalistes sont vos amis.» Je lui réponds que ce ne sera sans doute pas si simple. Elle poursuit : «J'ai peur que sans la politique, mon mari perde le sens de sa vie.» «Il s'est présenté comme l'homme qui n'aime pas les riches. En réalité, le président n'aime pas les pauvres. Lui, l'homme de gauche, dit en privé les sans-dents, très fier de son trait d'humour», assène l'ex-première dame. «Lorsqu'il évoque - déjà - Manuel Valls pour remplacer (Jean-Marc) Ayrault, je lui dis: «Tu sais bien que si tu prends Valls, tu lui donnes la voiture et la clé. Et il va se tirer avec. Si, en 2017, tu es en état de faiblesse, il exigera des primaires pour se présenter.» «Si je suis en état de faiblesse, je n'irai pas.» Quand elle dit au président son souhait de l'accompagner à la cérémonie d'hommage à Nelson Mandela, il lui répond: «Je ne vois pas ce que tu viendrais y faire», selon un extrait publié par le quotidien «Le Monde». «Je craque, je ne peux pas entendre ça (la liaison entre Hollande et l'actrice Julie Gayet, ndlr), je me précipite dans la salle de bains. Je saisis le petit sac en plastique qui contient des somnifères (...) François m'a suivie. Il tente de m'arracher le sac. (...) Il attrape le sac qui se déchire. Des pilules s'éparpillent sur le lit et le sol. Je parviens à en récupérer. J'avale ce que je peux. Je veux dormir. Je ne veux pas vivre les heures qui vont arriver. (...) Je veux fuir. Je perds connaissance», écrit Valérie Trierweiler, hospitalisée une semaine dans la foulée de cet épisode. Selon «Le Monde», Valérie Trierweiler affirme que François Hollande a coutume de l'abreuver de SMS alors même qu'ils sont séparés. «Jusqu'à 27 en une journée, certains datés du jour de commémoration» du 70e anniversaire du débarquement, le 6 juin, quand le président français accueillait Barack Obama et Vladimir Poutine.» Reste à en mesurer les effets sur l'opinion. Pour le politologue Jérôme Saint-Marie, «contrairement à Nicolas Sarkozy auquel on reprochait d'exposer sa vie privée, François Hollande n'est pas à l'initiative de ce mélange des genres.» Jérôme Fourquet (Ifop) y voit pour sa part une «embûche supplémentaire» susceptible «d'affecter l'une des seules cartes qui restaient au président, son capital de sympathie (...) et de proximité avec les Français». Face à la déferlante d'accusations de Valérie Trierweiler dans son livre paru jeudi, l'Exécutif français, Ségolène Royal et Manuel Valls en tête, a lancé une vaste contre-offensive. Les responsables politiques de la majorité discréditent l'ouvrage, présenté comme une grotesque charge contre François Hollande.

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La semaine dernière, la presse révélait le coup de sang de Valérie Trierweiler. Elle avait insulté et s'en était pris physiquement à Valérie de Senneville, l’ex-femme du ministre des Finances et des comptes publics. L'incident, survenu au Banana Café, au coeur de Paris, avait été démenti. Mais «Le Canard Enchaîné» a trouvé des témoins qui confirment le crêpage de chignon. Contacté par le journal, l'ex-Première dame a reconnu «une simple dispute». Au vu des témoignages recueillis, c'est un euphémisme.

Selon l’hebdomadaire satirique, Valérie Trierweiler aurait débarqué sur le coup de 22h30 «comme une furie vers ses ex-copines attablées dans un recoin de la salle du sous-sol. Valérie Trierweiler se précipite alors vers Valérie de Senneville et lui agrippe à plusieurs reprises le visage, lui griffe le bras avant de lui lancer: «Je vais te détruire, toi et ton gros porc de Sapin (ndlr: le nom du ministre des Finances)».

L'ancienne atta­chée de presse de Valé­rie Trier­wei­ler, Nathalie Mercier, aurait eu le malheur de tenter de s'interposer. «Toi, la grosse, tire-toi d’ici, tu n’as rien à faire, lui aurait lancé l'auteure du best-seller de l'automne en France. Tu as déjà dû te jeter aux pieds de cette p*** de Gayet!» Puis, l'ex-compagne de François Hollande aurait fait mine de s'éloigner avant de revenir à la charge et de «secouer et empoigner» Nathalie Mercier en lui lançant: «Tu n'es qu'une traître!»

(cga)