Laurent Ruquier

14 décembre 2012 16:48; Act: 14.12.2012 17:13 Print

«Mon coming out ne m'a valu aucun grief»

par Ludovic Jaccard - Laurent Ruquier s'est livré à coeur ouvert sur sa vie privée et l'homme qui partage sa vie.

storybild

L'animateur de 49 ans se sent très épanoui dans la vie. (Photo: AFP/Patrick Kovarik)

Sur ce sujet
Une faute?

L'animateur français a dévoilé sa vie hors-caméras dans le documentaire «On n’demande qu’à le connaître», qui sera diffusé le 27 décembre à 22 h45, sur France 2. C'est son ami et ex-collègue, le psychanalyste Gérard Miller, qui a réalisé le reportage.

Laurent Ruquier lui a notamment confié avoir eu envie de mettre fin à ses jours, suite à une rupture sentimentale, il y a quelques années. Le journaliste de 49 ans a aussi accepté de montrer Benoît, son compagnon avec qui il s’est pacsé en janvier dernier. «Parce qu’il s’agissait d’un film où tous les copains interviennent et qu’il aurait été injuste que Benoît n’y soit pas, a expliqué Laurent à «TV Mag». Mais c’était surtout à lui de prendre la décision. On nous propose souvent de faire la une des journaux. Je refuse toujours! Non pas parce que nous sommes deux garçons, mais parce que je refuse d’exposer ainsi ma vie privée. J’ai pas envie de parler de ça pour me faire de la promo. Là, c’est différent, car nous étions dans le cadre d’un documentaire. J’étais en confiance et ce n’était pas racoleur.»

Au début de leur relation, le petit ami de Laurent a eu du mal à trouver sa place parmi la grande bande de potes de l'animateur d'«On n'est pas couché» sur France 2. «C’est compliqué de vivre avec quelqu’un qui est connu et qui semble aimé par d’autres, ne serait-ce que le public. Aujourd’hui, il est même devenu pote avec mes amis. Et puis, il ne faut pas exagérer: je ne passe pas ma vie avec ma «bande»!», tempère Laurent.

Se sentir bien avec soi-même

Si aujourd’hui l’homosexualité de Laurent Ruquier n'est un mystère pour personne, il reconnaît que d'avoir fait son coming out dans un sketch de son spectacle «Encore gentil», à la fin des années 90 a été un vrai défi. «C’était gonflé de le faire sur scène Mais je l’aurais fait de toute façon. Ça m’a libéré, transformé Il faut être le plus possible en accord avec ce que l’on ressent», explique-t-il.

Résultat: il ne regrette pas du tout son choix. «Cela ne m’a valu aucun grief. Les gens qui vous aiment continuent de vous aimer ; c’est la même chose avec ceux qui vous détestent. Le plus important, c’est de se sentir bien avec soi-même.»