Marseille

06 novembre 2011 15:56; Act: 06.11.2011 16:45 Print

«Mouss Diouf ne marche pas et ne va pas bien»

La femme du comédien français raconte son combat quotidien pour que Mouss Diouf se refasse une santé physique et financière.

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Sandrine et Mouss Diouf se sont mariés religieusement en 2007 puis civilement en 2010, à l'hôpital. (Photo: Rachid Bellak / Angeli)

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En juillet dernier, Mouss Diouf a retrouvé son domicile, après deux ans et demi d’hospitalisation suite à des accidents cardio-vasculaires et un passage dans le coma. Mais, contrairement à certaines rumeurs, il n’est pas remis pour autant.

«Mouss ne marche pas. Mouss ne va pas bien. Il a une grave maladie neurologique», déclare sa femme, Sandrine, dans «TV Magazine».

Elle explique qu’elle peut compter sur l’appui d’un auxiliaire de vie le jour, mais que la nuit, elle doit s’occuper seule de son mari.

«Sandrine pleure tous les jours. Lorsqu'elle m'appelle, elle fond en larmes», ajoute Cécile de Ménibus, amie du couple. Depuis trois ans, elle supporte tout, moralement, physiquement, financièrement.» Suite à un problème de papiers, Mouss Diouf n’était plus couvert par la sécurité sociale et ses frais hospitaliers s’élevaient à 300'000 euros. Pris de panique, Sandrine arrive à «rassembler tous les papiers, à monter un dossier et à effacer la dette». Mais en 2010, elle découvre que son époux a 882’000 euros de dettes fiscales.

Hémorragie cérébrale puis coma

La femme du comédien revient sur les circonstances du drame qui ont changé la vie de Mouss Diouf, en 2009. «C'était le 24 juin, Mouss et moi dînons au restaurant, se souvient-elle. Il a mal à la tête. Il prend deux Doliprane et part aux toilettes avec son téléphone. Le temps passe, mais je ne m'inquiète pas, car il a des appels à passer. Tout à coup, le directeur de l'établissement vient me voir: «Je crois que votre mari ne va pas bien». Je me précipite et le retrouve transpirant, en proie à des vomissements et le teint verdâtre. Je pense tout de suite à une décision qu'il avait prise quinze jours avant et contre laquelle je luttais: arrêter sa dialyse. J'ai donc appelé le centre de néphrologie qui le suivait à Marseille. Ils m'ont dit de ne pas m'inquiéter.» Les pompiers arrivent et emmènent l'acteur aux urgences.

«Il a eu une IRM et un scanner dans les deux heures qui ont suivi. Mouss venait de subir une hémorragie cérébrale.» Les médecins renvoient Sandrine chez elle. Mais à 5h du matin, elle est réveillée par le téléphone. «On me demande où je suis et si je peux venir sur-le-champ, explique-t-elle. «C'est très grave, il est dans le coma», me lance-t-on à l'autre bout du fil. Je lâche le combiné et m'effondre. Je suis perdue.»

Pour les médecins, c'est sans espoir

Après cinq jours d'hôpital, les médecins estiment que le malheureux va décéder, puisqu'on ne peut pas mettre un patient dans le coma sous dialyse. «Ils sont formels, Mouss va devenir un légume puis mourir», poursuit son épouse qui ne baisse pas les bras pour autant. Certains médecins lui reprocheront même son «acharnement thérapeutique».

Mais l'état de Diouf s'améliore petit à petit. Jusqu'au début de l'année suivante. «En février 2010, des complications surgissent. Mouss a de la fièvre, il faut l'opérer en urgence. À nouveau, on m'annonce qu'il va décéder. Encore une fois, Mouss se bat. Et il s'en sort.»

Conflits familiaux

Tout ce combat, mené par Sandrine Diouf avec le soutien de Cécile de Ménibus, se fait dans un climat de fortes tensions avec le reste de la famille de Mouss Diouf. Dès sa première hospitalisation, ils reprochent à la femme du comédien de l'avoir laissé arrêter sa dialyse. Ils tentent ensuite de faire croire qu'elle ne fait pas partie de la famille pour l'empêcher de venir à l'hôpital.

«C'est un enfer, reconnaît Sandrine. Voyant le conflit avec la famille, l'hôpital nous autorise à venir quand nous le désirons. Alors, avec Cécile, nous venons la nuit.»

Et la famille n'en est pas restée là, selon les dires de la jeune femme: «Elle a exigé qu'un test ADN soit fait sur Isaac pour vérifier qu'il était bien le fils de Mouss! Ils arrachent les photos dans sa chambre, mettent le chaos à l'hôpital, essaient de me frapper... Après réflexion, dans mon droit, je décide de suspendre leur droit de visite.»

Cécile de Ménibus abonde dans le sens de son amie: «Aujourd'hui, quand j'entends l'une des filles de Mouss dire, dans une émission sur NT1, que son père marche ou quand, invitée de Sophie Davant sur le thème 'On a volé mon père', elle finit l'interview en parlant de ses envies de faire du théâtre… »

(fab)