Blaise Bersinger

25 septembre 2018 08:02; Act: 25.09.2018 08:02 Print

«On veut dépoussiérer l'image de la revue»

par Julienne Farine - Blaise Bersinger s'est lancé le défi d'écrire une revue lausannoise, mais «sans le côté cabaret, femmes à poil et blagues sur les homosexuels».

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Blaise Bersinger, humoriste et co-auteur de «M3», la future revue de Lausanne, et Sébastien Corthésy, producteur et co-metteur en scène du spectacle, en ont conscience: une revue, ça a un petit côté ringard.

«On aimerait dépoussiérer le truc, en faire quelque chose de plus jeune. c'est vrai que quand on entend le mot «revue», on pense au côté cabaret, femmes à poils et blagues sur les homosexuels et ça, c'est sûr que ça ne correspond pas du tout à notre génération», explique Blaise, 27 ans. Pourtant, il n'a pas fallu changer grand-chose pour moderniser le concept. «Il y a plein de bonnes choses dans une revue», assure Sébastien.

«M3» ne changera pas ce qui est l'essence d'une revue, c'est-à-dire faire des sketches sur l'actualité. A la différence de ce qui se fait à Genève cependant, il n'y aura pas de personnalités incarnées par des comédiens dans «M3». «Quand on a commencé à écrire, je ne me voyais pas faire un sketch avec un mec qui fait une mauvaise imitation de Daniel Brélaz et un autre qui fait une mauvaise imitation de Pascal Broulis», indique l'humoriste.

Thomas Wiesel en coulisses

Du côté de l'équipe, les spectateurs retrouveront Blaise Bersinger, Florence Annoni, Frédéric Gérard, Laura Guerrero, Kaya Güner et Simon Romang sur scène dès le 2 novembre 2018. Une partie stand-up sera assurée en alternance par Nathanaël Rochat, Yoann Provenzano, Charles Nouveau et Alexandre Kominek.

Quant à Thomas Wiesel, qu'on associe généralement aux quatre précités, Blaise signale qu'il a donné quelques coups de main pour l'écriture, mais il est peu probable qu'il monte sur scène: «On ne perd pas espoir de le convaincre de venir pour la partie stand-up».

Financement participatif pour «pimper» le spectacle

Le budget de «M3» est bouclé , mais l'équipe fait quand même appel à la générosité des internautes en leur proposant de soutenir le spectacle via une campagne de financement participatif. «On vous rassure, il aura lieu quoi qu'il arrive, mais on aimerait le «pimper» le plus possible, notamment avec des musiques originales. On travaille avec deux musiciens, mais plus on a d'argent à leur filer, plus ils pourront nous proposer des trucs», illustre Blaise Bersinger.

«M3», dès le 2 novembre au théâtre Boulimie, Lausanne