Reportage

03 octobre 2011 07:01; Act: 03.10.2011 09:00 Print

Carlos fait déplacer un tournage à L.A.

par Didier Bonvin - Désormais basé à Los Angeles, Carlos Leal a réussi à faire bouger tout l'équipe du tournage d'une pub de la Suisse à la Californie

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Cinq jours de tournage, un grand studio hollywoodien et une équipe importante autour de Carlos Leal. Le plus californien des acteurs suisses tournerait-il une nouvelle série TV? Non. Il s'agit en fait d'un spot publicitaire! L'éternel ancien de Sens Unik, vit désormais à Los Angeles. Avec sa présence sur place, il s’est arrangé avec l’agence de pub et le staff pour que le projet se tourne dans la cité des anges. «Nous avons calculé au niveau des coûts, ça nous revient moins cher de tout faire ici, avec la chute du dollar» explique Beat Fingerhuth, directeur marketing de Cablecom.

Et les moyens sont impressionnants. Le studio de tournage est de la taille d'un énorme entrepôt. Dans l'équipe, on compte des poids lourds de l'industrie comme Stephan Czapsky, directeur de la photographie de Tim Burton pour Edward Scissorhands et Batman Returns, ou le réalisateur Reto Salimbeni, zurichois d'origine, et primé des dizaines de fois pour ses pubs. Le résultat: des clips drôles, bourrés d'auto-dérision, où Carlos en prend plein la poire. Il y a notamment une séquence où il se fait carrément emporter par une soufflerie surpuissante.

Rencontré dans sa loge, l'acteur est fatigué par une journée épuisante de tournage, mais très enthousiaste. Il se dit heureux d'être l’ambassadeur de Cablecom et d’avoir proposé de déplacer le tournage à Hollywood, ce qui a permis de sortir des grands moyens et une équipe impressionnante. Il dit aussi beaucoup s'amuser sur ce set, même si, pour être disponible, il a du refuser un casting pour la série TV «Les Experts». «Si ça ne s'est pas fait, c'est qu'autre chose m'attend», note Carlos Leal avec philosophie. En attendant, avec sa série de spots hilarants, il risque d'être bien présent sur le petit écran.

Comment cela se fait qu'une pub suisse se tourne à Hollywood?
Je leur ai demandé si c'était possible de tourner ici à Los Angeles où j'habite. Ça les a bien motivé. Du coup, en étant à Los Angeles, ils ont pu utiliser des grands moyens. Le réalisateur Reto Salimbeni a fait 600 pubs je crois et trois long métrages, il sait ce qu'il fait, vraiment! Il y a des gens incroyables ici comme Stephan Czapsky qui a travaillé avec Tim Burton.

Avez-vous refusé d'autres projets pour ce tournage?
Oui, j'ai fait un casting pour être guest dans «Les Experts»! Ils m'ont rappelé et le problème c'est que ça se tourne maintenant, au moment même où je tourne ces pubs ici!

Ne regrettez-vous pas trop?
Non, c'est la vie, je fais beaucoup confiance au destin. Si ça ne s'est pas fait, c'est qu'autre chose m'attend. Etre ambassadeur pour Cablecom c'est vraiment un chouette truc. Je ris de moi-même dans ces pubs, je joue sur mon image un peu beau gosse, je casse ça en ayant l'air ridicule et j'adore ça. J'aime beaucoup l’auto-dérision. On me demande peu souvent d'en faire.

Avez-vous travaillé le scénario?
On a complètement bossé ensemble, ils ont accepté la plupart de mes idées.

Ça ne vous dérange pas de refaire des pubs?
Au début d'une carrière de comédien, tu fais beaucoup de casting pub pour remplir le frigo. Parfois tu as beaucoup de chance et tu décroches une internationale. Ça m'est arrivé 2 ou 3 fois à Paris. C'est super pour ton porte-monnaie, mais au bout d'un moment quand tu commences à travailler en tant qu'acteur dans des films, t'as plus envie de faire de la pub. Ces deux milieux là ne marchent pas ensemble. Quand t'es ambassadeur, c’est différent. Ça te permet de faire de la pub en tant que la personne que tu es et ça ne me dérange pas du tout. J'aime bien le côté dérision. Si tu fais de la pub, il ne faut pas trop te prendre au sérieux. C'est toujours bon de se moquer de soi-même et de se moquer de son statut.

Le spot de la pub: