Interview

04 octobre 2011 07:02; Act: 05.10.2011 14:25 Print

Franck Dubosc: «J'aime mon fils plus que tout»

par Ludovic Jaccard - A l'affiche de la comédie «Bienvenue à bord», avec Gérard Darmon et Valérie Lemercier, dès mercredi sur les écrans, le comédien français s'est confié à «20 minutes».

Une faute?

Pourquoi avoir accepté d'incarner Rémy, un animateur de croisière à côté de la plaque dans votre dernier film ?
A cause de l’argent (rires)! Non, en réalité c’était parce que je connaissais bien le réalisateur et qu’on avait déjà tourné ensemble le film «Incognito». J’ai aussi voulu jouer ce rôle parce que je ne suis pas un comique dans la vraie vie. Donc il m’est plus facile d’incarner des gens qui ne sont pas moi pour faire rire. Je me suis bien amusé dans la peau de Rémy, mais je sais aussi que ce genre de personnage peut s’user au bout d’un moment. Les réalisateurs me demandent souvent de jouer dans ce registre, mais il faut faire attention, je ne voudrais pas lasser le public.

Quel a été votre meilleur souvenir de tournage?
L’excitation que j’ai eue avant de monter sur ce bateau [n.d.l.r.: sur lequel se déroule le film]. J’avais le trac car il m’impressionnait. Il était tellement immense. S’endormir au large de Porto Rico et se réveiller au Mexique, marcher sur les ponts, c’est vraiment beau. Je n’avais jamais fait de croisière avant.

Vous avez autant de succès sur scène qu'au cinéma. Avez-vous une préférence?
J’aime les deux. Tourner des films me repose, c’est les vacances, parce qu'être sur scène, c’est rude. Aller au théâtre tous les soirs, dans plusieurs villes, signer des autographes… c’est très fatigant. Au cinéma, on a plus de temps, on vous bichonne plus, on gagne beaucoup d’argent… Mais la puissance de la rencontre avec le public est irremplaçable, c’est comme une drogue. Donc en un mot, je préfère la scène.

Vous êtes père depuis peu. Comment le vivez-vous?
Oui je suis papa d’un petit Raphaël qui a 20 mois. Ça change tout d’être père: le rythme de vie, physiquement aussi, c’est fatigant. En fait, vous avez quelqu'un qui compte plus que tout le reste, alors on relativise tout. Ce qui est fou, c’est que cette petite chose se fout littéralement de moi, de ce que je suis, on ne se connaît pas et c’est pourtant la chose que j’aime le plus au monde déjà. Il est tout ce que j’ai de de plus fort. Maintenant, je comprends ce que c’est d’aimer vraiment, à vie. Parce que je sais que j’aime mes parents, mais… c’est horrible de se dire que j’aime quelqu’un plus que ma mère. Eh oui, j’aime mon fils plus qu’elle...

Et si plus tard, votre fils veut faire le même métier que son papa, l'encourageriez-vous?
Je pense que lorsqu'il voudra faire ça, je serai déjà mort. En tout cas, je ne lui enlèverai pas l’envie. Chaque métier est difficile, être acteur n’est pas plus compliqué, donc je le laisserai faire. Mes parents m’ont laissé cette liberté. Mais je lui dirai: «Attention, c’est pas parce que tu seras acteur que tu coucheras plus avec les filles. Ou alors il faut que tu sois un acteur sérieux, pas un comique!»


Regardez l'interview de Gérard Darmon qui donne la réplique à Franck Dubosc dans «Bienvenue à bord»:


Regardez l'interview d'Eric Lavaine, le réalisateur du film «Bienvenue à bord»: