Interview

27 février 2011 22:05; Act: 28.02.2011 08:33 Print

Johnny se livre: «Je n'avais plus goût à la vie»

Johnny Hallyday a parlé sur TF1 de son état dépressif après son coma. Il traite son ancien producteur de «menteur» et accuse Delajoux d'avoir manqué de rigueur.

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Le célèbre rockeur s'est exprime dimanche soir dans le «20 heures» de TF1. Il a reconnu être passé par une grosse dépression, au cours de la période qui a suivi son coma fin 2009: «J'étais dans une déprime totale. Je n'avais plus le goût à rien, je n'avais plus goût à la vie», a-t-il déclaré à Claire Chazal. «Mais après tout ce que j'ai vécu, c'est formidable d'être en vie». Johnny a expliqué que sa femme l'a aidé à sortir de son état végétatif. «Quand j'étais dans le coma on dit qu'on entend des voix. Moi j'entendais la voix de Laëtitia, ma femme, et c'est elle qui m'a empêché de sombrer»

Le chanteur français s'est également exprimé au sujet de son ancien producteur Jean-Claude Camus: «On ne touche pas à ma famille. M. Camus est un menteur, M. Camus dit des choses qui sont fausses comme par exemple en ce qui concerne Delajoux, il a fait dire que Laetitia l'avait traité de boucher ce qui est complétement faux, je sais pas où Camus a été chercher cette fantaisie. Pour moi il n'existe plus», a dit le chanteur, un an après avoir frôlé la mort à la suite d'une intervention chirurgicale pour une hernie discale.

«Trop de gens autour de moi»

Interrogé sur son entourage d'alors, il a répondu: «Il y avait beaucoup trop de gens autour de moi qui ne m'aimaient pas vraiment pour ce que je suis (...) On se laisse parfois aller, vraisemblablement par paresse à s'entourer de gens inutiles», a répondu le rocker.

Quand aux suites de l'opération qu'il a subi avant d'être soigné en Californie où il réside, Johnny a déclaré : «moi je ne suis pas médecin, donc je ne connais pas les termes techniques de la médecine, le docteur Delajoux m'a percé pendant l'opération la dure-mère (ndlr: membrane qui protège la moelle épinière) et il ne me l'a pas dit, il ne m'a rien expliqué».

«Il n'a pas eu le suivi qui est de rigueur quand on est médecin. Il est certain que s'il m'avait dit que c'est dangereux pour moi de voyager, ma femme m'aurait convaincu et on serait resté», a-t-il ajouté.

«J'ai failli mourir quand-même»

«Je pense que c'était inacceptable. Un accord à l'amiable (NDLR: avec le dr Delajoux) pour moi c'est pas possible (...) J'ai failli mourir quand-même, s'il n'y avait pas eu les médecins américains je ne serais plus là aujourd'hui».

Cinq jours après l'opération du dr Delajoux, le chanteur s'était envolé pour Los Angeles où, victime d'une infection postopératoire, il avait été hospitalisé en urgence et placé en coma artificiel.

Le chanteur avait été contraint d'annuler la fin de sa tournée, pour laquelle 160.000 billets avaient été vendus, et de respecter une longue convalescence.

Il est depuis engagé dans une longue bataille d'experts avec le Dr Delajoux pour déterminer la responsabilité de ce dernier dans ses ennuis de santé, avec à la clé la question de l'indemnisation de l'annulation du «Tour 66».

Johnny Hallyday sort dans un mois «Jamais seul», nouvel album concoté avec Matthieu Chedid, Houcine Mérabet et Maxime Nucci, ses nouveaux complices.

Il est attendu sur les planches du Théâtre Edouard VII à Paris début septembre pour jouer dans la pièce de Tennessee Williams «Le Paradis sur Terre». Il enchaînera ensuite en 2012 sur une «tournée des stades» dont le Stade de France en juin au moment où le chanteur fêtera ses 69 ans.

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(fab/afp)