États-Unis

19 septembre 2019 11:35; Act: 19.09.2019 11:35 Print

Megan Fox: ses heures sombres à Hollywood

L'actrice est revenue sur une période difficile de sa carrière qui l'a conduite à la dépression. Son statut de sex-symbol n'y était pas étranger.

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La comédienne américaine sera à l'affiche du prochain film de James Franco. (Photo: AFP/Mike Coppola)

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Le parcours de la comédienne de 33 ans n'a pas été un long fleuve tranquille dans l'industrie du cinéma. D'après Megan Fox, son hypersexualisation l'a plombée mentalement il y a une dizaine d'années déjà. «Ce n'était pas à cause d'un film ou d'un projet en particulier. C'était mon quotidien peu importe avec quel producteur je bossais ou sur quoi je travaillais. Cette prise de conscience (ndlr: accepter le fait qu'elle était un sex-symbol) m'a conduite à la dépression», s'est souvenue la star de «Transformers» sur Etonline.com. Selon elle, au début des années 2010, elle ne voulait plus être vue ni dans les magazines ni sur les tapis rouges ou qu'on la prenne en photo. Plus généralement, elle ne voulait plus apparaître en public: «J'avais peur du jugement des autres. J'étais certaine qu'on allait se moquer de moi ou qu'on allait me harceler.»

Le harcèlement justement, Megan Fox a affirmé en avoir été victime: «J'ai le sentiment d'avoir fait partie du mouvement #MeToo avant même qu'il n'arrive. Je parlais de mes déboires à mon entourage et on me répondait: «Oh et bien, va te faire voir. On s'en fout de ce qui t'arrive. Tu as dû le mériter.» Celle qui se considère comme une féministe a d'ailleurs eu de la peine à s'intégrer parmi les féministes les plus farouches: «J'ai l'impression qu'elles ne voulaient pas de moi. Peut-on soutenir uniquement un type de femmes et pas les autres? Fallait-il que j'aie fait l'Université pour que je sois acceptée parmi elles?»

En dépit de tous ces soucis, l'Américaine a trouvé son salut dans la maternité (elle est maman de trois garçons eus avec l'acteur Brian Austin Green) qui lui a permis de «développer un nouveau point de vue sur sa vie». «J'ai toutefois remarqué qu'être mère n'est pas quelque chose qu'on respecte dans l'industrie du cinéma. C'est même un handicap. Quelle vision régressive et dépassée, s'est-elle encore énervée. C'est malheureux qu'on ne reconnaisse pas le fait qu'étant maman on jongle avec plusieurs vies en même temps.»

(fec)