Incident

30 juin 2011 13:53; Act: 30.06.2011 19:03 Print

Nicolas Sarkozy s'est fait agresser

Le président français s’est fait agripper violemment par un inconnu alors qu’il serrait des mains. L’agresseur de 32 ans a été aussitôt interpellé.

source: BFM TV.
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De passage jeudi dans la ville de Brax, en Lot-et-Garonne, Nicolas Sarkozy a pris la peine, comme à son habitude, d’aller serrer la main de quelques habitants locaux.

Mais derrière les barrières, se trouvait un individu malintentionné. Il a agrippé le veston du président français et l’a violemment tiré contre lui. Nicolas Sarkozy a été déséquilibré quelques secondes et a heurté la barrière.

Le service de sécurité du chef de l’Etat français, situé derrière la foule, a aussitôt extrait l’agresseur et l’a plaqué au sol. Quatre personnes ont immobilisé l’homme. Agé de 32 ans, il serait employé manutentionnaire au Conservatoire de musique et de danse d'Agen, selon le ministère public.

A l'issue de cette interpellation, l'individu décrit comme dépressif a été été placé en garde à vue dans les locaux de la Section de recherche de gendarmerie d'Agen, selon les gendarmes.

«Les faits se sont déroulés vers 12h», a-t-on précisé, indiquant que l'agresseur présumé avait été «maîtrisé très rapidement». «La procédure judiciaire normale suit son cours», a-t-on ajouté de même source.

Une première en France

C'est la première fois que le chef de l'Etat est physiquement pris à partie lors d'un déplacement public. Jusqu'alors, personne n'avait réussi à dépasser le dispositif de sécurité entourant le président Sarkozy pour s'en prendre physiquement à lui.

En janvier 2009, lors d'une cérémonie de voeux dans la Manche, le cortège présidentiel avait été bousculé, mais pas le président lui-même. Le préfet et un haut responsable policier du département avaient ensuite été limogés.

Dans un autre incident resté célèbre, en 2008, Nicolas Sarkozy avait été oralement pris à partie par un inconnu lors d'un déplacement au Salon de l'agriculture. Alors que l'intéressé refusait de lui serrer la main, lançant au chef de l'Etat «toi tu ne me touches pas, tu me salis», celui-ci lui avait répliqué: «Alors casse toi pauv' con».

(fab/afp)