Los Angeles

06 mai 2012 12:06; Act: 06.05.2012 12:26 Print

Russell Brand engage un SDF et le vire

par Julienne Farine - Le comique britannique a fait le bonheur d’un sans-abri musicien en lui proposant de se produire en première partie de son show aux États-Unis, avant de le renvoyer sans aucune explication.

Go O'Prey a chanté en première partie du show de Russell Brand.
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L’histoire a commencé comme un conte de fées pour Go O’Prey, un SDF de Los Angeles. Au mois de janvier, alors qu’il chantait avec sa guitare dans les rues de la ville, une voiture s’est arrêtée près de lui et Go a eu la surprise de sa vie en voyant la fenêtre s’abaisser laissant apparaître Russell Brand.

L’ex-époux de Katy Perry, généreux, a tendu un billet de 20 dollars au SDF chanteur qui lui a alors raconté ses malheurs en chanson. Touché par l’histoire de Go, qui tente depuis 1997 de percer dans le show-business, le Britannique lui a proposé de l’engager pour se produire en première partie de son show américain. Aussitôt dit, aussitôt fait, le chanteur âgé de 52 ans faisait ses premiers pas sur scène quelques jours après sa rencontre avec Russell.

Acclamé par les spectateurs venus applaudir l'humoriste, Go pensait que ses ennuis étaient enfin terminés. Mais c’était sans compter sur le caractère instable du comique anglais. Un mois après sa première prestation, le musicien s’est vu refuser l’entrée du théâtre dans lequel l’émission de Russell devait être enregistrée.

Viré sans explications

«Je pensais qu’en arrivant Russell allait arranger les choses. Mais j’ai attendu près d’une heure et quand il est arrivé, il m’est passé devant sans rien dire», a confié Go O’Prey au «Sunday Mirror». Blessé et furieux, le chanteur s’en est pris au manager du comique en l’insultant. Pris de remords, il s’est ensuite excusé par email auprès de Russell, mais n’a reçu aucune réponse.

«Je suis dévasté, j’ai le cœur brisé», a déclaré le musicien, qui ne sait pas ce qu’il va faire maintenant. «Jouer avec Russell, c’était comme réaliser enfin le projet sur lequel j’avais travaillé durant toute ma vie.»