Interview

15 février 2011 17:36; Act: 16.02.2011 09:10 Print

Vincent McDoom, insulté avant d'être célèbre

par Ludovic Jaccard - L'ex-vedette de «La ferme Célébrités» s'est confiée sans détour à «20 minutes», après son périple à Hollywood.

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L'artiste de 45 ans a adoré son voyage en Californie pour son émission de télé-réalité qui sera bientôt rediffusée sur NRJ12. (Photo: AB1)

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– Que retenez-vous de votre aventure dans l’émission «Vincent McDoom à la conquête d’Hollywood», sur AB1?
– C'était super mais mon but était surtout de découvrir une nouvelle ville. Je ne voulais pas forcément devenir célèbre là-bas. En fait, je voudrais faire découvrir aux gens qui n’ont pas la possibilité de voyager des lieux de rêve. J’aimerais aussi partir à la conquête du Carnaval de Rio ou de Bollywood à Bombay.

– Dans l’un des épisodes, on vous a vu craquer pour Joseph, votre coach vocal.
– Je l’ai trouvé sincère et très intelligent. On s’est apprécié mais ce n’était pas de l’amour. Je suis très romantique et j’ai besoin d’apprendre à connaître la personne. Et la réalité c’est que j’ai quelqu’un dans ma vie et je suis très fidèle. Je suis follement amoureux, je pense que c’est mon âme sœur. Mais je n’en dirai pas plus parce que je ne veux pas exposer mon copain!

– Grâce à votre notoriété, pensez-vous avoir fait évoluer les mentalités?
– Oui, parce que la notoriété gomme la différence. Aujourd'hui, on m’appelle Monsieur dans la rue, même si je porte une robe, car je reste un homme. Avant d’être célèbre j’avais plutôt droit à des insultes inadmissibles. Je suis conscient d’avoir ouvert une brèche, même si ce n’est pas facile d’être moi. Je dois toujours me battre, on ne m’ouvre pas les portes du cinéma ou des séries télévisées. La réalité c'est que les dirigeants ne suivent pas ce que le public demande. Ils suivent plutôt les souhaits des annonceurs. En ce qui me concerne, mes apparitions télévisuelles ont pour but d’éduquer les gens, même si elles paraissent drôles ou frivoles.

– Vous serez pourtant ce mercredi dans l'émission sérieuse «Face aux Français» sur France 2.
– Oui et je suis très étonné d'avoir été invité parce que c'est une émission culturelle, mais je pense que c’est grâce au public que j'y ai ma place d'une certaine façon. Cela fait maintenant 12 ans que j’existe médiatiquement et je pense avoir fait tranquillement mon bout de chemin sans avoir lassé les gens de ma présence. D'ailleurs, Patrick Poivre d'Arvor, que j'aime beaucoup, a dit que je faisais partie de la richesse et de la diversité du paysage audiovisuel français et selon lui, il faudrait me donner plus de place à la télévision française. C’est aussi peut être grâce à moi que les gens acceptent aujourd’hui des personnalités comme Benoît ou Thomas de «Secret Story». Parce que l'homophobie est la pire des choses. Je suis d’ailleurs parrain de l’association française Le Refuge qui aide les jeunes gays rejetés de leur famille à cause de leur orientation sexuelle. C'est une cause importante à défendre. J’adore aussi ce que fait Lady Gaga pour la tolérance en général.

– Et que pensez-vous des récents coming out de stars?
– Je trouve pathétique que des chanteurs de boys band fassent leur coming out au moment où ils n’ont plus d’actualité. C’est quand on est très connu et que la carrière est au top qu’il faut en parler pour faire évoluer les mentalités et aider les jeunes homos à s'accepter. J’adore Ricky Martin, mais il aurait dû le faire depuis longtemps. Pareil pour George Michael. Par contre j’ai beaucoup d’admiration pour Elton John ou Boy George qui l’ont fait au début de leur carrière. Dans un autre registre, j’apprécie énormément Bertrand Delanoë, c’est vraiment quelqu’un d’exemplaire.