critique

07 mai 2009 22:45; Act: 07.05.2009 19:22 Print

«Heroes»: une 3e saison qui met K.-O

par Caroline Goldschmid - La saison 3 de «Heroes», qui débute dimanche sur la TSR, n’a rien à voir avec les deux précédentes.

Une faute?

Dans le passionnant premier volet, on faisait connaissance avec les «Heroes» et leurs superpouvoirs. La deuxième saison, beaucoup moins longue (11 épisodes seulement), nous présentait de nouveaux personnages aux capacités extraordinaires. Tous ont appris à maîtriser leurs pouvoirs et ont compris qu’il était nécessaire qu’ils s’en servent pour sauver le monde.

La saison 3 est sans conteste la plus décoiffante. Elle démarre avec un saut de quatre ans dans l’avenir. Claire Bennet est sur le point de tuer Peter Petrelli, alors que jusqu’ici Peter était le gentil héros qui voulait sauver le monde à lui tout seul. Est-il devenu mauvais? C’est à n’y rien comprendre! La confusion s’agrandit encore quand, de retour dans le présent, on voit Peter tirer sur son frère Nathan! Pourquoi diable ferait-il une chose pareille?

Sylar, lui, est chez Claire, en Californie, s’empare de son pouvoir d’autoguérison et devient donc immortel. Quant à Hiro, son père lui a laissé un message avant de mourir lui ordonnant de s’assurer que personne ne mette la main sur la feuille où se trouve la moitié de la formule. Un ordre qu’il n’arrivera pas à exécuter...

Si les sept premiers épisodes sont pénibles à suivre, car difficilement compréhensibles, un retournement de situation a lieu à partir du huitième. Créateur de la série, Tim Kring a eu là une brillante idée: il nous déroute propre en ordre pour ensuite nous donner toutes les explications nécessaires. Ça repart ensuite pour un tour de manège avec la seconde moitié de la saison, intitulée «Fugitives». Du grand art.