«Esprits criminels»: Interview

15 juin 2011 17:42; Act: 15.06.2011 18:31 Print

«La violence fait partie de la nature humaine»

par Christophe Chanson/Pôle TV - De passage au Festival télé de Monaco, Matthew GrayGubler, alias Dr Spencer Reid, nous fait quelques confidences avant de tourner la 7e saison.

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Matthew Gray Gubler (centre) avec Paget Brewster et Rachel Nichols. (Photo: Lewis Jacobs)

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Vous avez réalisé l’épisode que l’on verra ce soir sur TSR1. Est-ce facile de diriger ses petits camarades?
Oui. Je dirais même que c’est un pur bonheur, car ils se connaissent par cœur. Cela dit, ce n’était pas une pre­mière, puisque j’étais déjà ­passé derrière la caméra lors de la 5e saison. Franchement, je me sens de plus en plus à l’aise dans cet exercice, que je compte bien renouveler sur le tournage de la 7e saison.

Les scénarios d’«Esprits criminels» sont toujours plus glauques. Vous arrive-t-il de faire des cauchemars?
Bien sûr. Parfois, lors des séances de lecture du scénario, avec les autres acteurs, on se dit: «Bon sang, on aimerait bien tourner une comédie, cette semaine, pour changer!» D’ailleurs, je me demande toujours comment notre consultant Jack Clemente, un ancien du FBI, a fait pour supporter ces horreurs pendant vingt-quatre ans.

Et toute cette violence, cela ne vous choque pas?
Oui et non. Je pense qu’elle fait partie de la nature humaine, qu’elle fascine les gens. Il n’y a qu’à voir la réaction des conducteurs lorsqu’ils passent à côté d’un accident de la route: ils vont forcément lever le pied et regarder.

Comment parvenez-vous à vous évader de ce climat très lourd?
Je dessine entre deux prises et je travaille sur un projet de livre illustré pour enfants.