États-Unis

17 septembre 2019 09:48; Act: 17.09.2019 17:06 Print

Débuts historiques à la TV pour une YouTubeuse

Lilly Singh est devenue la première femme issue de minorité à présenter un talk-show sur une grande chaîne américaine. Une case auparavant occupée uniquement par des hommes blancs.

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Lilly Singh: «L'une des plus grandes peurs de l'Amérique blanche est que les minorités leur prennent leur boulot.(...) Et soyons honnêtes, c'est ce que nous sommes en train de faire.» (Photo: AFP)

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La YouTubeuse canadienne Lilly Singh est devenue lundi la première femme issue de minorité à présenter un «late show» sur une grande chaîne américaine, case occupée uniquement par des hommes blancs jusqu'ici.

Sur NBC

Dans une volonté de capitaliser sur sa popularité sur YouTube, où elle compte 14,9 millions d'abonnés, la chaîne NBC avait décidé de mettre en ligne ce premier numéro de «A Little Late with Lilly Singh» sur la plateforme vidéo avant l'heure de diffusion à la télévision.

De manière générale, la plateforme vidéo a été une bénédiction pour tous les talk-shows américains de deuxième et troisième partie de soirée, qui y ont trouvé un nouveau public plus jeune.

Dernier créneau

Agée de 30 ans, de parents indiens, Lilly Singh a repris le dernier des trois créneaux alloués quotidiennement par NBC aux talk-shows de soirée, occupé jusqu'ici par l'animateur Carson Daly.

Diffusé à 01H35 heure de New York, le programme n'est pas enregistré en direct, pas plus qu'aucun des grands talk-shows de la télévision américaine.

Un femme deux ans seulement

Une seule femme avait déjà eu son propre talk-show de soirée en semaine sur une grande chaîne américaine, la comédienne et humoriste Joan Rivers, durant deux ans seulement (1986-1988) sur Fox.

L'humoriste Samantha Bee avait fait parler d'elle avec son émission «Full Frontal», talk-show de soirée lancé en 2016, mais elle est diffusée sur la chaîne câblée TBS qui a eu une audience bien moindre que les quatre «networks», les grandes stations nationales. Délaissant le traditionnel monologue d'introduction, cher aux talk-shows américain, Lilly Singh a utilisé un sketch pré-enregistré, lors duquel elle rappe devant des dirigeants de chaîne fictifs.

«Ce n'est pas de l'autobronzant»

«Salut, mon nom c'est Lilly et je ne suis pas un homme blanc», scande celle qui a rendu publique sa bisexualité. «Ma peau est colorée et ce n'est pas de l'autobronzant.» Durant l'émission, beaucoup de ses plaisanteries ont tourné autour de la diversité et de l'omniprésence des Blancs à la télévision.

«Je comprends que pour certaines personnes», a-t-elle dit, chuchotant «les Blancs», «voir quelqu'un comme moi animer une émission est terrifiant.»

Une peur de l'Amérique blanche

«L'une des plus grandes peurs de l'Amérique blanche est que les minorités leur prennent leur boulot», a-t-elle poursuivi. «Et soyons honnêtes, c'est ce que nous sommes en train de faire.»

La première invitée de l'émission aura été l'actrice, scénariste et productrice Mindy Kaling, dont les parents sont d'origine indienne.

(nxp/afp)