Expérience inédite

01 mars 2011 15:02; Act: 01.03.2011 16:45 Print

Face à face avec un python de 3 mètres

par Céline Duruz - Un Lausannois a accepté d'affronter sa peur des serpents pour la TSR. Après avoir porté l'énorme python sur ses épaules, il raconte à 20 minutes ses impressions.

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Bouche sèche et auréoles de transpiration sous les bras... Vincent David se souviendra encore longtemps du python albinos de plus de 3 mètres de long à quelques centimètres de son visage. (Photo: DR)

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Peur du noir, du vide, des araignées ou encore des serpents... L’émission «Specimen», diffusée mercredi soir à 20h05 sur TSR1, a passé sous la loupe les phobies ancestrales et viscérales qui touchent le commun des mortels. Le Lausannois Vincent David a accepté de raconter à 20 minutes sa brève rencontre avec un python albinos de plus de 3 mètres de long.

– Pourquoi avoir accepté de participer à cette émission?
– Avant tout pour me tester et dans une optique d’aventure. Je n’ai pas une phobie des serpents au sens propre, mais plutôt une crainte. C’était avant tout un défi personnel. Les seuls que j’avais vu étaient derrière une vitrine... Je ne leur fais pas confiance et me méfie des réactions vives et imprévues qu’ils ont parfois.

– Après avoir porté un python sur vos épaules, avez-vous changé d’avis sur les reptiles?
– Non, pas vraiment! Je me suis dit «ça, c’est fait!» mais je ne suis pas sûr de le refaire un jour. Surtout que son soigneur m’a dit après coup que ce python était devenu agressif après avoir eu des piqûres récemment... Cependant j’ai compris que j’éprouvais une véritable fascination pour leur façon de bouger, leur peau... Mais je me suis lavé dix fois les mains après l’avoir touché!

– Vous n’êtes donc pas prêt à en adopter un...
– Non, ça c’est sûr! Je n’ai aucune envie d’en côtoyer un tous les jours, dans mon salon... Mais j’ai compris que ma peur venait du fait que je ne connais pas ces animaux.

– Recommanderiez-vous cette expérience aux personnes qui souffrent de phobies?
– Oui. Je pense que c’est bien d’avoir envie de se tester. On se rend compte, après coup, que toute peur s’apprivoise si on y travaille.