Etats-Unis

22 février 2019 19:29; Act: 22.02.2019 19:40 Print

Smollett débarqué de la série «Empire»

L'acteur américain Jussie Smollett, accusé d'avoir simulé une agression homophobe, a été écarté de la série «Empire».

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Pas sûr que l'acteur revienne dans une prochaine saison de la série «Empire». (Photo: AFP)

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L'acteur américain Jussie Smollett est accusé d'avoir inventé une agression homophobe et raciste pour faire avancer sa carrière. Les producteurs de la série «Empire» ont décidé de le retirer des deux derniers épisodes de la saison 5 qui est actuellement diffusée.

Le réseau de la Fox produit cette série qui a permis à Jussie Smollett, un acteur et chanteur noir et ouvertement homosexuel de 36 ans, d'acquérir une petite notoriété aux Etats-Unis.

Mais alors qu'il a été inculpé par la justice pour dépôt de fausse plainte et libéré sous caution en attendant son procès, la Fox veut visiblement prendre ses distances avec celui que la police de Chicago accuse d'avoir «exploité la douleur et la colère du racisme pour promouvoir sa carrière».

Les producteurs ont annoncé dans un communiqué avoir «décidé d'enlever le personnage» joué par Jussie Smollett des deux derniers épisodes de la saison 5 de «Empire», actuellement diffusée, pour «éviter davantage de perturbations sur le plateau».

«Insultes racistes et homophobes»

Il n'est pas encore clair si l'acteur reviendra dans une prochaine saison.

«Les évènements des dernières semaines ont été émotionnellement très éprouvants pour nous tous», précisent les producteurs, ajoutant que M. Smollett était «un membre important de la famille Empire».

Un porte-parole de la société 20th Century Fox, qui co-produit «Empire», a pour sa part précisé à l'AFP que, pour l'instant, l'acteur n'était pas définitivement retiré de la série.

S'il est reconnu coupable, Jussie Smollett encourt jusqu'à trois ans de prison selon les médias américains.

Il avait porté plainte fin janvier, affirmant avoir été agressé par deux individus masqués dans le centre de Chicago, qui l'auraient abreuvé d'«insultes racistes et homophobes» avant de le frapper.

Il avait prétendu qu'une corde avait été enroulée autour de son cou et qu'une substance chimique avait été versée sur lui. Il avait aussi assuré que l'un des assaillants avait crié «Nous sommes en pays MAGA» - une référence au slogan de campagne du président Donald Trump (Make America Great Again).

(nxp/afp)