Téléréalité

09 juillet 2014 08:29; Act: 09.07.2014 08:38 Print

Un ancien de «Koh-Lanta» fait condamner la prod'

Adventure Line Productions va devoir verser 20'000 euros à un ex-participant au jeu de TF1 pour travail dissimulé et atteintes aux libertés individuelles.

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La saison 12 de l'émission s'est déroulée en Malaisie.

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Un ancien participant à «Koh-Lanta» a obtenu récemment la condamnation du producteur de l'émission de téléréalité à lui verser 20'000 euros (24'300 fr.), notamment pour travail dissimulé et atteinte aux libertés individuelles, selon un arrêt consulté mardi par l'AFP.

En avril 2013, le conseil de prud'hommes de Boulogne-Billancourt (Hauts-de-Seine) avait requalifié sa participation à l'émission en contrat de travail et lui avait alloué au total environ 3'000 euros (3'650 fr.). L'ancien candidat avait fait appel.

Dans un arrêt rendu le 1er juillet, la cour d'appel de Versailles est allée au delà, et a condamné le producteur de Koh-Lanta, Adventure Line Productions (ALP), à verser au candidat 12'000 euros (14'590 fr.) pour travail dissimulé.

En juin 2009, dans un litige qui concernait une autre émission, «L'Ile de la tentation», la Cour de cassation avait tranché la question du statut des candidats des émissions de téléréalité, estimant que la participation à ce genre de programmes devait bien faire l'objet d'un contrat de travail.

Par conséquent, «ne pouvant plus alléguer d'incertitudes quant à la situation juridique des parties, c'est dès lors en toute connaissance de cause que la société ALP (...) a choisi de continuer a rechercher les candidats et de les faire participer à cette émission (Koh-Lanta) hors du cadre obligatoire de la législation du travail», souligne la cour d'appel de Versailles.

En outre, la cour a également condamné ALP à verser 3'000 euros de dommages et intérêts à l'ex-candidat pour «l'atteinte aux libertés individuelles pendant le tournage». Pour la cour, «l'impossibilité de quitter le site, résultant de la remise du passeport, et de l'impossibilité de communiquer avec l'extérieur, constituent des atteintes graves aux libertés individuelles, qui ne peuvent être justifiées par les circonstances du tournage».

ALP a en outre été condamnée à 3'000 euros de dommages et intérêts pour rupture abusive de contrat et 2'000 euros (2'430 fr.) pour non-respect de la procédure de licenciement.

(afp)