Interview

26 décembre 2011 16:39; Act: 26.12.2011 16:50 Print

Vincent Kucholl revisite l'actualité

par Julienne Farine - L’humoriste et chroniqueur vaudois est l’invité de «Couleurs locales» sur TSR1 le 27 décembre pour donner sa vision de 2011.

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Vincent Kucholl ne fera pas de sketchs dans «Couleurs locales». (Photo: Jean-Luc Barmaverain)

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– Avez-vous été invité en tant que Vincent Kucholl ou viendrez-vous déguisé en l’un des personnages que vous interprétez chaque matin sur Couleur 3?
– Je réagirai à l’actualité de l’année écoulée en tant que Vincent Kucholl. C’est un peu particulier, je n’en ai pas l’habitude. Je ne me cacherai pas derrière­ un personnage ce soir. Ce sera une discussion à bâtons rompus, je ne jouerai pas de sketches. Je ne me considère pas comme un humoriste. Mais s’il fallait me définir, je dirais que je suis chroniqueur.

– Quels événements vous ont marqué en 2011?
– Dans le canton de Vaud, c’est l’enterrement de Monsieur Mermoud et la disparition des jumelles de Saint-Sulpice. Dans l’actualité internatio­nale, je citerais la crise de l’euro et le Printemps arabe. Et le mariage de Kate et William, bien sûr. Ça m’a filé un coup de vieux, car je me souvenais de celui de Charles et Diana, j’avais 4 ans à l’époque.

– De 2009 à 2010, vous avez signé une chronique dans «Mise au point» sur la TSR. Revenir à la télévision fait-il partie de vos projets?
– Pourquoi pas? Mais, pour l’instant, je m’éclate vraiment dans «120 secondes» chaque matin sur Couleur 3.

– Et écrire un one-man-show et vous lancer dans une tournée?
– On m’en parle et j’avoue que ça me titille depuis un moment. Mais je n’ai pas encore osé. J’ai peut-être peur de me lancer, d’être seul face à un public durant une heure et demie. A la radio, si je rate quelque chose un jour, je peux me rattraper le lendemain.

– Parmi les nombreux personnages que vous avez déjà incarnés à la radio, avez-vous une préférence?
– J’apprécie beaucoup Gilles Surchat, le Jurassien qui était contre la construction d’éoliennes dans son village de Bourrignon et qui a dû déménager à Reconvilier, dans le Jura bernois, parce qu’on l’a chassé. Il a un côté tragique.