Typologie

07 avril 2019 07:31; Act: 08.04.2019 06:39 Print

Qui croise-t-on dans les jardins communautaires?

Autrefois perçus comme «bobos», les jardins communautaires sont redevenus à la mode. Mais qui fréquente ces oasis vertes urbaines? Petite typologie.

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Comme il est agréable de jardiner! Cette activité procure de la détente (du moins pour certaines personnes, d'après les études) et, dans le cas idéal,... ... de la nourriture et de belles fleurs. Nous avons dressé la typologie des six types de personnes qu'on croise dans les jardins communautaires. A proximité d'une ville, on croise forcément un hipster. Et pour une fois, sa tenue – la chemise à carreaux – est parfaitement adaptée... ... pour aller planter des herbes aromatiques ou un arbuste de baies de goji. Le week-end, ses amis lui rendent occasionnellement visite. Evidemment avec leurs enfants, Finn et Lenox, qui se lancent des tomates cerises du jardin dessus pour tuer l'ennui. Le jardin familial est pour lui un endroit où il peut se ressourcer des tracas de la vie quotidienne. Seul son plant de cannabis, caché derrière les mauvaises herbes, bénéficie de soins particuliers et reçoit toute son attention. Avec son jardinet, elle a pour ambition de devenir autosuffisante et s'occupe donc quotidiennement de ses légumes. Concombres, potirons, etc prospèrent grâce au purin d'orties fait maison et elle peut profiter pleinement du grand air. Malheureusement, l'odeur de saucisses grillées et de côtelettes l'extirpe rapidement de son petit paradis végane. Jardiner est sans doute ce qui l'intéresse le moins. Ce qui l'intéresse avant tout, c'est de faire la fête. Son barbecue est presque constamment en route... ... sa consommation de bière considérable et son cercle d'amis important. Mais il a aussi le sens de l'hospitalité et n'hésite pas à inviter l'ensemble de la communauté de jardiniers à ses orgies bruyantes. Cela fait des années que le couple possède sa parcelle dans le jardin communautaire et il attache beaucoup d'importance... ... à ce que l'herbe soit toujours bien tondue et à ce que les plates-bandes soient entretenues. Le travail est clairement réparti. Lui s'occupe du gazon et des haies, elle est en charge des parterres de fleurs et des légumes, ainsi que du désherbage. Et ça ne leur plaît pas du tout que certains jardiniers en herbe voisins laissent pousser les mauvaises herbes qui se répandent ensuite dans leur jardin méticuleusement nettoyé et nécessitent un désherbage. Et oui, même dans un jardin communautaire, on trouve presque toujours un bordélique (qui peut évidemment aussi être une femme). Semaine après semaine, il traîne toutes sortes de choses avec lui qui ne rentrent plus dans sa petite cabane déjà trop pleine. Sur sa parcelle, on trouve non pas des carottes, des fraises et des fleurs, mais des parasols déchirés... ... des chaises de jardin rouillées, des barbecues au gaz à moitié cassés, des palettes en bois, des morceaux de tapis et bien plus encore – au grand dam du voisinage. Et qui croise t-on dans ton jardin communautaire?

Sur ce sujet
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Ceux qui possèdent une parcelle dans un jardin communautaire veulent profiter de la nature, du grand air et s'éloigner du quotidien, comme le montre une récente étude.

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Même si 15% des personnes interrogées trouvent le travail au jardin stressant, la plupart d'entre elles se sentent plus détendues après être passées dans leur petit coin de nature. Il n'est donc pas étonnant que les jardins communautaires soient de plus en plus convoités. Ce qui était, jadis, perçu comme «bobo» est aujourd'hui à la mode. On y croise toutes sortes de personnes issues de milieux différents. Dans le diaporama, vous trouverez une typologie des personnes qui fréquentent ces endroits.


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Les commentaires les plus populaires

  • Sb le 07.04.2019 07:45 via via Mobile Report dénoncer ce commentaire

    Erratum

    Personnellement, j'ai plutôt l'impression que c'était une activité « prolo » en phase de devenir « bobo »...

  • Al Laclairefontaine le 07.04.2019 07:59 via via Mobile Report dénoncer ce commentaire

    Juste le panel de la population

    que de clichés dans votre article

  • Dann le 07.04.2019 09:03 via via Mobile Report dénoncer ce commentaire

    Le dictionnaire dit..

    Bobo: personne qui a des revenus sans qu'ils soient faramineux, plutôt diplômée, qui profite des opportunités de la droite et vote à gauche. (Bescherelle). Synonyme : faux-cul. Ça me fait penser à un certain Levrat, a-t-il un jardin peut-être ? lol.

Les derniers commentaires

  • le retour aux sources le 09.04.2019 00:23 Report dénoncer ce commentaire

    iya lélé landé

    Entre les langues swahilies du Kenya et les chants des esclaves de Zanzibar, il n'y a qu'un pas pour nous éloigner de la vérité. Bien sûr, rien ne nous attache à cette triste histoire mais, cette nuit je suis venu vous chanter les chants des survivants: "iya lélé landé, iya lélé landé..." Et, pour évacuer ces mauvais souvenir de la nature humaine, je vous propose d'écouter "COUNTRY SISTERS - Cotton Eyed Joe" à Interlaken car "Cotton Eyed Joe" est aussi une histoire acadienne, que nous n'avons pas le droit d'ignorer.

  • Helvetia forever le 08.04.2019 20:37 Report dénoncer ce commentaire

    comment sauver la nature ?

    Chers patriotes, pour sauver la nature suisse il faut investir dans un pays propre, et importer nos produits BIO de là-bas. Je vous propose d'acheter quelques millions de cochons maigres et de produire notre cervelas gras pour sauver notre planète. Une jolie fille, helvétique comme toi de Berne, (fausse blonde, faux toupet), 'depuis 55 ans sans emploi', aimerait prendre sa retraite anticipée, et planter sa virginité au pays de Dracula, alors que ses origines remontent votre Gestapo de souche? Il faut la laisser partir et partir avec elle...

  • sono Modesto le 08.04.2019 17:54 Report dénoncer ce commentaire

    Svizzero 0,3/100%

    Moi je plante mon pognon au Whisky Bar de Genève et à la cigarette électronique pour intoxiquer vos enfants. Et maintenant, comme vous le savais déjà, je vais planter mon petit chalet UDC "au Valais"? Oui je sais, nous, on est pauvre(s), mais on sait planter la haine entre vous!

    • herbes médicinales le 08.04.2019 22:49 Report dénoncer ce commentaire

      pas de problème !

      Oui, j'achète tout aux Pâquis, je revends en face du "Palais d'Hiver" et je suis très connu "à la genevoise". Malheureusement, pour laver vos dollars, je n'ai que ma (rue des bains magiques) "aux herbes médicinales"...

  • la main verte le 08.04.2019 11:26 Report dénoncer ce commentaire

    au jardin communautaire

    Seulement 93% des fermes biologiques sont contaminés par des insecticides et autres néonicotinoïdes, mais on peut encore jardiner sur 7% de nos champs. Avec une belle "main verte" aux ongles vernis, vous pouvez toujours planter votre chou d'importation ou votre ail d'Andalousie et de Chine, selon la découverte de notre Migros Magazine.

    • comment planter mon ail ? le 08.04.2019 15:24 Report dénoncer ce commentaire

      how to do ?

      Importer la terre volcanique des Canaries, de Madère ou de l'île de Luzon au doux printemps éternel, comme "Sweet Spring Country Farm" du sénateur/paysan Kiko, "libéral", mon petit voisin, à peine diplômé en droit à l'Uni de Harvard. Importer la température de 16-26 C de Madère ou 18-23 C de la petite montagne "People's Park in the Sky" des Philippines, et planter vos herbes médicinales et aromatiques BIO... En 3 semaines de vacances, je peux produire 1 ha de légumes BIO et des patates portugaises pour nourrir 100 "little families of seven".

    • fils de paysan le 08.04.2019 15:57 Report dénoncer ce commentaire

      how to be unique ?

      Je suis unique "bus driver" TPG à Genève et dans le monde sans la main droite, et je ne suis pas gaucher. Et comme unique fils de paysan, maire du village qui n'a jamais su toucher sa terre, dès l'âge de 3 ans j'ai espionné ma grand-mère, mon adorable grand-maman pour apprendre à respecter les saisons religieuses et les cycles de la Lune avant de planter mes cornichons. C'est une longue culture européenne, que "mes frères" asiatiques ne savent pas reproduire chez eux car nous, les Européens, nous sommes des uniques porteurs de la graine de richesse et de misère.

  • bip le 07.04.2019 15:15 via via Mobile Report dénoncer ce commentaire

    Le fantasme et la réalité

    J'ai la chance d'être approvisionnée en légumes et fruits par ma mère qui a fait de son jardin sa raison de vivre. Mais quand je vois le travail que ça représente, je me dis que les bobos s'illusionnent quand ils rêvent de manger leurs légumes. Il faut renoncer aux vacances, aux voyages vu que le travail est quasi quotidien de mars à octobre. Réellement, le jardinage un peu sérieux n'est pas compatible avec une vie de bobo.