Genève

15 octobre 2012 11:37; Act: 15.10.2012 14:13 Print

L'église russe profanée durant la nuit

par Jérôme Faas - La façade latérale située dans la rue François-Le-Fort a été maculée de peinture. Plusieurs inscriptions ont été sprayées sur le trottoir.

Voir le diaporama en grand »

Une faute?

L'archevêque Michel se déclare «attristé et préoccupé» par des actes qu'il qualifie de «lâches». Il est 10 heures lundi matin quand l'homme découvre la façade de l'église russe orthodoxe souillée sur plusieurs mètres carrés. «La volonté de nuire est évidente.» De la peinture couleur sang y a été projetée durant la nuit. De plus petits impacts roses, bleus et violets complètent le tableau. Une goupille est retrouvée sur le muret d'enceinte. Sur le trottoir, des inscriptions ont été sprayées en rose: «solidarité révolutionnaire», «grève vos barrières tortionnaires» et «la paix sociale c'est ripou».

Premières déprédations en 150 ans

Les faits se seraient produits entre dimanche à 23 heures et lundi à 6 heures du matin, affirment les occupants d'un immeuble de bureaux donnant sur le lieu de culte, rue François-Le-Fort. L'un d'eux explique avoir quitté les lieux à 23 h, justement, sans avoir rien remarqué. Ce matin, à l'arrivée des employés, les dégâts étaient faits.

C'est la première fois que cette église vieille de 150 ans et classée à l'inventaire des monuments subit des déprédations. L'archevêque Michel relève cependant qu'il y a quelques temps, des croix gammées avaient été peintes sur la plaque en métal située sur le portail.

«C'est l'église qui est visée», plus que le pouvoir russe

En l'absence de revendications, il ne formule aucune hypothèse. Tout au plus dit-il avoir le sentiment que «c'est l'église qui est visée», plus que le pouvoir russe. Une patrouille de police, croisée quelques minutes auparavant, avançait elle le lien avec Moscou ou les Pussy Riot, sans certitude aucune. Sur le mur du 18, rue François-Le-Fort, se détache l'inscription «pouvoir assassin».

L'archevêque Michel relève surtout que «partout sur le globe», les divers lieux de culte sont la cible d'individus sans scrupules. «C'est une série de choses qui se reproduisent. Ce sont des actes qui ont l'air spontanés, qui ne sont pas revendiqués. Ils sont lâches. Rien ne peut défendre leurs auteurs.»