Sexe

13 décembre 2011 10:04; Act: 13.12.2011 16:01 Print

36% des Suisses disent avoir la «migraine»

L'excuse classique pour ne pas faire l'amour est très employée en Suisse, selon une étude. Elle révèle aussi que la sexualité est un sujet tabou, surtout sur la question du dysfonctionnement érectile.

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(Photo: dr)

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Une étude internationale menée sur le comportement sexuel d’hommes et de femmes de plus de 34 ans provenant de 13 pays dont la Suisse a été rendue public mardi. Les résultats révèlent à
quel point les individus partout dans le monde sont à la fois semblables – mais très différents – dans leur comportement sexuel.

Le points forts:

• Les Suisses sont pile dans la moyenne mondiale, ils font l’amour 1.4 fois par semaine. La palme d’or revient aux Portugais, aux Roumains et aux Mexicains avec deux rapports sexuels hebdomadaires.

• Ils sont 36% en Suisse à utiliser des excuses pour ne pas accéder aux demandes de leur partenaire. Si la migraine reste un des faux‐fuyant le plus courant chez les femmes, la fatigue est également utilisée par les hommes.

• Parler de sexualité avec son médecin reste un tabou partout dans le monde. Seuls 22% des Suisses osent en parler ouvertement.

• Internet est considéré comme la source d’information numéro 1 pour les questions de santé sexuelle. D’ailleurs sur les 12% de Suisses prenant des médicaments contre la dysfonction érectile, 33% l’ont commandé sur Internet malgré les risques que cela comporte.

La dysfonction érectile un tabou tenace

L’étude démontre que les Américains sont plus ouverts à discuter de santé sexuelle et de problèmes de performances avec leur médecin. Ils sont 38% au Mexique, 31% au Canada et 32% aux Etats‐Unis à aborder facilement ces sujets. Un contraste avec la
République tchèque (19%), le Royaume‐Uni (18%) et la Corée du Sud (9%). Seuls 22% des Suisses osent en parler ouvertement et se situent dans la moyenne mondiale.

Internet: première source d’information

Les résultats du sondage permettent également de mettre en lumière la manière d’obtenir des informations sur les questions de santé sexuelle. Les personnes interrogées recourent en priorité à Internet (43%), consultent des livres (23%) ou des magazines (20%). Les thérapeutes, médecins et partenaires sont les ressources les moins sollicitées (moyenne mondiale de respectivement 2%, 10% et 12%).

«Internet a remplacé le médecin comme première source d'information, déclare Dr Ridwan Shabsigh, président de la Société internationale de santé masculine. Internet est toujours
disponible contrairement aux médecins. Internet regorge d’informations pédagogiques ‐ précises et imprécises. Mais les patients ont besoin du diagnostic d'un médecin pour décider du
traitement approprié.» 16% des hommes interrogés ont utilisé des médicaments pour traiter une dysfonction érectile.

Par ailleurs, 20% de ces personnes ont commandé leur médicament sur Internet malgré les risques que cela comporte.
La principale raison invoquée par les hommes interrogés pour justifier la commande en ligne de médicaments contre la dysfonction érectile est l’embarras provoqué par un achat en pharmacie (74%), suivi par la commodité (33%), la prétendue absence de prescription (29%) et le coût(24%).

En Suisse, les hommes utilisant des médicaments pour traiter une dysfonction érectile ou leurs
partenaires regrettent surtout le manque de spontanéité (45%) et de fréquence des rapports sexuels (32%).

À propos du sondage

L'enquête a été réalisée par SKIM Healthcare pour le compte d'Eli Lilly and Company auprès de 13 063 participants âgés de 34 ans et plus dans 13 pays, avec un minimum de 1 000 personnes interrogées par pays (Autriche, Belgique, Canada, République tchèque, Danemark, Finlande,
Mexique, Portugal, Roumanie, Corée du Sud, Suisse, Royaume‐Uni et les États‐Unis).

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