Mode de vie

08 juin 2011 07:00; Act: 07.06.2011 18:06 Print

Faire des choix pour vivre simplement

par Catherine Muller - On passe son temps à zapper d’une chose à l’autre. Et si on choisissait de renoncer à cette cadence de fou?

storybild

Comme ici lors du Festival de la terre 2005, des ateliers seront mis sur pied pour sensibiliser les enfants dès leur plus jeune âge. (photo: dr)

Une faute?

Vous faites partie de ces gens qui courent du matin au soir, semaine comme week-end, sans pour autant que cela vous ôte le sentiment de manquer en permanence de temps pour les choses essentielles? Alors peut-être qu’un petit tour au Festival de la Terre (du 17 au 19 juin à Lausanne) vous serait salutaire. Cette année, la manifestation se décline sur le thème de la mouvance «slow»: slow food, slow design, slow wear, slow travel...

Sondage
Jugez-vous votre façon de vivre trop stressante?
43 %
32 %
12 %
13 %
2872 participants

Comme l’explique la directrice du festival, Barbara Steudler, il ne s’agit pas de «ralentir», au sens littéral du terme, mais bien de «retrouver une simplicité dans son mode de fonctionnement». «La vie d’aujourd’hui est devenue tellement compliquée, constate-t-elle. Tout est segmenté, on a perdu la vision globale des choses. Résultat: les gens vivent en permanence dans le stress, en adoptant un rythme dément qui n’est plus du tout en adéquation avec leur horloge biologique. Il ne faut pas s’étonner qu’il y ait autant de cas de burn-out.»

Mais comment s’extraire de cette spirale infernale? Barbara Steudler admet «qu’il n’est pas si simple d’être simple», surtout dans une société qui valorise autant le travail. «Il faut vraiment apprendre à faire des choix. En gros, faire moins mais mieux. Et pas non plus à moitié, ce qui au final n’apporte guère de satisfaction.»

Festival de la Terre
Du 17 au 19 juin à Montbenon, Lausanne.
Infos et programme complet sur:
www.festivaldelaterre.ch

Redonner la priorité à l’être humain

La «slow attitude» n’est pas réservée aux seuls individus. Des villes s’y mettent également. Réunies sous le label «Città Slow» (le phénomène est né en Italie en 1999), de nombreuses villes dans le monde s’engagent à ralentir le rythme de vie de leurs citoyens, en leur permettant également de reconquérir le centre-ville. A ce jour, le réseau réunit 140 villes et s’étend dans 21 pays, dont la Suisse, grâce à Mendrisio (TI).