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23 mars 2011 07:00; Act: 23.03.2011 08:12 Print

Ils sont tous solidaires avec les Japonais

La catastrophe suscite une mobilisation sans précédent. Grandes entreprises, stars et simple quidams, tous y vont de leur projet.

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L’illustrateur genevois Kalonji (auteur de la planche ci-dessus) participe à une action en faveur des sinistrés.

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Lady Gaga avait été l’une des premières célébrités à réagir, en lançant, deux jours après le drame, un bracelet «We pray for Japan». A ce jour, son initiative aurait déjà rapporté 230 000 francs en faveur des sinistrés japonais. D’autres n’ont pas tardé à lui emboîter le pas, proposant des dons, qui en monnaie, qui en nature. Tous les milieux ont répondu présents à ce raz-de-marée de solidarité.

Lors des finales de Coupe du Monde de ski à Lenzerheide, Julia Mancuso et Didier Cuche ont offert leur prime de course pour les victimes du tsunami et du tremblements de terre. L’illustrateur genevois JP Kalonji a réalisé une oeuvre originale qui sera vendue aux enchères via le site Give2Asia. Le collectif Graphein apporte également sa pierre à l’édifice. Il réédite un de ses bestsellers, le T-shirt «Georges Baumgartner Radio Suisse Romande Tokyo» en japonais. Tous les bénéfices sont reversés à la Chaîne du bonheur.

Les chanteurs aussi font preuve de solidarité. Lou Reed a ainsi mis sur pied un concert le 9 avril à New York, tandis que Rihanna, Justin Bieber, U2 et Bon Jovi s’unissent pour un album de soutien.

Empathie à géométrie variable
Face à l’ampleur de la catastrophe et aux dons spontanés, la Chaîne du Bonheur a décidé d’ouvrir, le 15 mars, un compte pour le Japon. A ce jour, plus d’un million a déjà été récolté. En comparaison, le compte «Afrique du Nord», ouvert le 3 mars pour venir en aide aux réfugiés libyens, ne se monte qu’à 600 000 fr. «Il est clair que les images en provenance du Japon ont une charge émotionnelle très forte. Ça favorise l’empathie, et donc la générosité», admet Caroline de Palézieux, porte-parole de la fondation. Une récente étude de l’Université de Londres révélait par ailleurs que les gens sont plus enclins à donner aux victimes de désastres ayant des causes naturelles, plutôt qu'à des catastrophes dont les êtres humains sont la cause.

(sim/sbi/cam)