Paris

22 janvier 2014 14:41; Act: 23.01.2014 09:56 Print

Jouer au ping-pong dans les bars, c'est de la balle

par Audrey Ducommun - Les établissements où l’on peut s’adonner au tennis de table sur fond musical se multiplient dans les capitales mondiales, mais pas encore en Suisse.

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Les tables de jeu ont pris place dans plusieurs bistros européens, comme ici à Londres.

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Après Berlin, New York et Londres, c’est la ca­pitale française qui s’est dotée en 2013 d’un bar où l’on peut jouer au ping-pong, tout en sirotant une boisson. Entre amis, en famille, en sortie d’entreprise, à l’occasion d’un anniversaire ou tout simplement pour faire la fête, c’est devenu en peu de temps un lieu incontournable, qui a séduit les jeunes entre 25 et 30 ans.

«L’idée était de montrer que cette activité n’est pas du tout ringarde et qu’elle correspond à une clientèle qui veut s’amuser», commente le gérant Jérôme Guilbert, en insistant sur l’absence d’esprit de compétition. Dans cette aventure, il a fait appel au soutien de trois grands pongistes français (Jean-Philippe Gatien, Patrick Chila et Christophe Legoût), qui animent régulièrement les soirées. La prochaine en date? Lors de la Chandeleur, ils défieront les clients, et tous troqueront­ la raquette traditionnelle contre une poêle à crêpes.

En Suisse, il n’y a pas encore de bistrot qui centre totalement son animation autour du tennis de table. Dominique Rohr, 33 ans et cofondateur de Ping Pong Freunde (Les amis du ping-pong), organise ponctuellement «pour le fun» à Zurich des tournois pour amateurs et pense que le concept est «difficile à réaliser». Pour lui, la faible densité de la population helvétique, la diversité de l’offre (en termes de clubs et de bars traditionnels) et les nombreuses tables dans les lieux publics sont des facteurs qui nuisent à son développement.