Code

07 décembre 2008 22:44; Act: 07.12.2008 18:52 Print

L’ADN, nouvelle matière première pour les artistes

par Giuseppe Melillo - Une entreprise genevoise offre d’insérer votre code génétique dans des oeuvres d’art.

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Emprisonner votre code génétique à l’intérieur d’un bijou. C’est ce que propose la jeune société genevoise d’art contemporain DNArtistic.

Yvan Weber, 29 ans, docteur en génétique et Jean-Charles Hoda, 31 ans, docteur en pharmacologie, ont mis au point deux techniques: la lyophilisation, l’ADN desséché, réduit en poudre, visible à travers du verre ou du saphir; et la conservation dans une goutte d’alcool.

Le coût de l’opération est élevé: 1 million de francs, selon Le Journal du Dimanche. «L’ADN est stable très longtemps, si vous perdez votre bijou et qu’on le retrouve plus tard, la technologie permettra alors peut-être de créer votre clone», confie Yvan Weber. Ce discours de science-fiction fait partie de la part de rêve associée au bijou.

Mais DNArtistic n’en est pas à son coup d’essai. Depuis deux ans, elle réalise des oeuvres d’art à partir du code génétique des acheteurs. Ceux-ci envoient un cotton-tige frotté contre l’intérieur de la joue. Pour 5000 fr., la société, qui travaille avec des décorateurs des pays de l’Est, amplifie les parties les plus esthétiques de l’ADN et en fait un tableau ou une gravure. «Au lieu d’un portrait classique, nos clients s’offrent une oeuvre ultrapersonnelle», lâche Yvan Weber. Les Russes en raffolent. DNArtistic a déjà vendu une centaine de tableaux.