Angleterre

06 juin 2011 17:30; Act: 06.06.2011 17:49 Print

L'hyper-sexualisation des enfants visée

Sous-vêtements aguichants taille 10 ans, clips ultra-sexy destinés aux enfants, couvertures suggestives de magazines devraient disparaître des rayons en Grande-Bretagne, selon un rapport remis lundi au gouvernement.

Une faute?

L'hyper-sexualisation des enfants est dans le collimateur en Grande-Bretagne depuis plusieurs années: le Premier ministre David Cameron s'était élevé dans deux discours, en 2006 et l'an dernier, contre la vente de soutiens-gorges rembourrés et de sous-vêtements sexy destinés à des moins de 10 ans, qu'il avait qualifiés de «nuisibles et glaçants». Les articles en cause avaient été retirés précipitamment des rayons par la chaîne BhS.

Des tee-shirt portant le logo Playboy en taille enfant avaient également été pointés du doigt.

Campagne lancée en janvier 2010

En janvier 2010, le site internet d'échanges Mumsnet, très influent au Royaume-Uni avec ses 1,35 million de visiteurs par mois, a lancé une campagne «Let Girls Be Girls», réclamant le retrait de tout article trop sexy destiné aux enfants.

Mumsnet a aussi demandé que les magazines pour homme soient hors de la vue des enfants dans les rayons, ce que les distributeurs de journaux se sont engagés à faire, à l'exception de WHSmith.

Le rapport remis au gouvernement va dans le même sens. Il propose aussi de diffuser plus tard en soirée les clips vidéo les plus suggestifs, d'offrir un verrouillage pour les contenus «adultes» sur les téléphones mobiles et ordinateurs, et de créer un site web où les parents pourraient porter plainte.

Le Premier ministre s'est engagé à réunir tous les secteurs concernés en octobre: distributeurs, publicitaires, éditeurs, télévisions, industrie vidéo et du disque.

Une charte pour bannir les slogans

Dans un signe de bonne volonté, la fédération des commerçants britannique (BRC) a publié une charte bannissant les slogans et images «suggestives» et préconisant des couleurs et coupes «appropriées» au jeune âge, le noir et les strings étant par exemple prohibés pour les sous-vêtements enfantins.

Neuf chaînes (Marks and Spencer, Asda, Next, Saisbury's, Tesco, Argos, Debenhams, John Lewis et Peacocks) ont signé la charte.

Mais celles qui commercialisent le plus d'articles sexy pour enfants, Topshop, Bhs et Primark ne l'ont pas signée car ils ne font pas partie de la fédération.

(afp)