Shanghai

28 décembre 2008 22:44; Act: 28.12.2008 21:11 Print

Les bobos craquent pour de vieux souliers chinois

Les Feiyue, dont les heures de gloire remontent à Mao, s’arrachent dans les milieux branchés européens.

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Oubliées dans leur pays, d’anciennes marques de chaussures chinoises connaissent une seconde naissance au coeur des milieux branchés européens.

Ainsi, les Feiyue, nées dans les années 1920-1930 mais devenues vraiment populaires dans la Chine maoïste des années 1950, ont conquis les bobos du Vieux-Continent avec un nouveau design, dont une version signée par la marque de luxe Céline.

Feiyue, combinaison des caractères chinois «voler» et «bondir», n’était pas au départ une marque établie, mais un modèle, produit par plusieurs fabricants, de chaussures de sport en toile, avec deux rayures, l’une rouge et l’autre bleue. Aujourd’hui, ces souliers ne font plus recette en Chine, où les jeunes générations sont davantage entichées des produits des grands équipementiers sportifs étrangers.

«Les jeunes la voient comme une chaussure faite pour le kung-fu ou le football, car elle n’est pas chère et tient longtemps, mais certainement pas comme un accessoire à la mode», note M. Xu, qui vend d’anciennes Feiyue sur internet.

C’est un Français, Patrice Bastian, amateur de ces chaussures vintage, qui a redonné vie à la marque en redessinant la petite chaussure de gymnastique pour l’adapter au marché mondial. Les Feiyue sont aujourd’hui proposées en version montante, en cuir ou pour enfants, dans plus de 350 points de vente, essentiellement en Europe.

(afp)