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15 décembre 2011 11:56; Act: 15.12.2011 11:59 Print

Les crèches de Pologne sont à l'honneur

En décembre, un concours élit le plus bel ouvrage de l'Avent de Cracovie, depuis près de 60 ans.

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Découvrez en images quelques créations impressionnantes.

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L'événement est devenu l'un des grands symboles de l'ancienne capitale royale de Pologne. Une tradition qui attire des centaines d'artiste de tous les âges. Faites entièrement à la main, en bois, en carton ou en papier d'aluminium de toutes les couleurs, les créations sont de véritables œuvres d'art qui exigent un travail de moine et une précision d'ingénieur.

Au début du mois, l'ingénieur en mécanique de précision Leszek Zarzycki a su conjuguer ces qualités. Il a décroché le Grand Prix, pour la 11e fois. «Une crèche de Cracovie doit nécessairement reproduire les éléments d'architecture de la ville: le clocher de l'église Notre Dame et son trompettiste, les remparts, la porte de Florence, les dômes dorés des chapelles royales du château de Wawel et j'en passe», explique le bâtisseur de 57 ans.

Des crèches, il y en a de grandes, jusqu'à deux mètres de haut, et de toutes petites, d'une vingtaine de centimètres à peine. Certaines, plus rares, sont en dentelle, d'autres, résolument écologiques, sont faites de feuilles de lauriers, d'oranges séchées ou de haricots secs. Toutes sont exposées au Musée historique jusqu'à la fin du mois.

Message religieux ou politique?

Les artistes aiment placer des figures emblématiques de la Pologne ou les temps forts de l'histoire dans leurs créations. Ainsi le 30è anniversaire de l'instauration de l'État de siège en Pologne par le général Wojciech Jaruzelski le 13 décembre 1981 n'a pas été oublié dans certaines. Tout comme l'aigle blanc et son drapeau blanc et rouge, pour la touche patriotique.

«Certaines crèches sont trop politiques à mes yeux, alors qu'elles devraient surtout faire passer un message religieux», souligne Anna Marczyk-Stankowska, 33 ans, mère de la petite Natalka qui a réalisé une crèche pour le concours.

Près de la moitié des crèches sont réalisées par des enfants, avec des classes entières qui participent au concours. Les enfants font alors renaître la légende du dragon de Cracovie ou celle du chevalier tartare Lajkonik, un personnage du folklore local.

De la tradition au multimédia

La tradition n'échappe pas pour autant à la modernité. Le Musée historique de la ville a lancé il y a trois ans un concours spécial pour des crèches multimédias.

«Une crèche virtuelle ne gagnera jamais contre la nôtre, estime cependant Leszek Zarzycki. La crèche traditionnelle a un charme magique, elle vous enchante et vous émerveille. Chacune a son propre cœur et son âme, sa beauté.»

(afp)