Fashion week

02 mars 2011 07:00; Act: 02.03.2011 08:48 Print

Pour des défilés sans accroc

par Stéphanie Billeter/Sandra Imsand - Un coiffeur et un maquilleur suisses exercent leur talent auprès des top models d’Armani. Ils racontent.

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Une faute?

«C’est long et flou cette année.» Quoi, les collections? Non, ouf, les cheveux des modèles pour les défilés Emporio et Giorgio Armani lors de la Fashion Week de Milan, qui s’est achevée hier. Venu de Berne, où il a laissé son salon de coiffure le temps d’un week-end, Pino Zinna est arrivé au «Teatro Armani» avec ciseaux et bagages: «On se rend dans le showroom pour discuter du look, faire des essais sur une des filles présentes. Armani nous dirige seulement par l’intermédiaire de son assistant.»

Pour les deux défilés (Emporio samedi et Giorgio lundi), les cheveux devaient être longs, souples, «ce qu’avaient tous les mannequins, russes et croates». Dans les coulisses, l’ambiance n’est pas aussi effervescente qu’on l’imagine. «Tout est sous contrôle. Tout le monde, jusqu’à l’électricien, doit être vêtu de noir et Monsieur Armani ne dit rien, mais sait se faire entendre.»

Maquilleur sur le défilé Armani Privé, en janvier dernier à Paris, Jérôme Bastard confirme: «Il lui est déjà arrivé de tout changer à la dernière minute.» L’angoisse de la voix du maestro? «Bien sûr, il décide de tout, mais travailler pour les Fashion Week permet de sortir des maquillages de ville, en détournant les produits. Du blush sur les yeux, du fard à paupières sur les lèvres, qui étaient très violettes et mat.» Et Monsieur est-il satisfait? «L’assistant de son assistant est venu nous dire qu’il était très content», sourit Pino, prêt à recommencer demain.

Sans oublier qu’à l’instar des collections, la coiffure et le maquillage lancent les tendances des saisons à venir.

Et où se promener lors de la Fashion Week?

S’il n’est pas possible d’assister aux défilés parisiens, il est tout de même possible de vivre l’ambiance et participer aux gossips. Les vernissages de deux expositions auront lieu cette semaine, «Yves Saint Laurent, la révolution de la mode» vendredi à la Fondation Pierre Bergé et «Christian Dior» au Bon Marché le 7 mars. Le magazine Vogue organise un showroom (du 3 au 5 mars) pour huit jeunes créateurs à son bar, situé dans un salon de l’hôtel Crillon, ouvert à tous. De quoi satisfaire ses besoins de mode et, un verre à la main, de lancer les paris sur «le défilé Dior par Galliano aura-t-il lieu?»

Modèles parés jusqu’au bout des ongles

Puisque les vernis prennent du temps à sécher (merci les taches sur les vêtements de créateurs), de nombreux stylistes ont misé sur les Minx à l’occasion de ces Fashion Weeks. Minx? Un film en plastique thermoformable, qui se pose grâce à une source de chaleur. Sans temps de séchage, donc sans accrocs, avec des motifs déclinables à l’infini. Une solution idéale pour les défilés. Aux Etats-Unis, la marque Minx est bien implantée. En Europe, le phénomène est relativement nouveau. Mais cela pourrait bientôt changer. En effet, tant Greth Pugh (aujourd’hui) qu’Alexander McQueen et Thierry Mugler (le 8 mars) ont fait appel à la société américaine pour habiller les ongles de leurs mannequins défilant à la Fashion Week.