25 janvier 2007 23:06; Act: 25.01.2007 23:10 Print

Romano Ricci arme les filles avec un parfum troublant

PARIS – Romano Ricci, arrière-petit-fils de la célèbre créatrice Nina Ricci, lance une ligne de parfums novatrice. Interview.

Une faute?

A 28 ans, Romano Ricci se dépeint comme un «jeune créateur passionné par la parfumerie». Sa ligne «Juliette Has A Gun» a fait une arrivée remarquée à Paris. Boutique à la pointe de la tendance, Colette lui a fait une place sur ses rayons.

– Quel type de femme aviez-vous en tête pour créer «Juliette Has A Gun»?
– C’est une vision de la femme moderne, une réinterprétation de la Juliette de Shakespeare. Il y a là un appétit pour l’insolite, une manière de dire « Aime-moi parce que je suis fragile» et, en même temps, «Je vais vivre ma vie et tu peux me suivre si tu veux».

– Le célèbre «nez» Francis Kurkdjian a travaillé avec vous sur ce projet. Pourquoi lui?
– Après avoir trouvé ce que je voulais exprimer, je me suis tourné naturellement vers lui. Francis a aimé l’histoire de ce parfum, même si cela n’était pas forcémement très intéressant pour lui sur le plan financier.

– Quelle est la différence entre «Lady Vengeance» et «Miss Charming»?
– Le premier est «rock luxe»: rose, patchouli, vanille. C’est un ensemble sophistiqué et contemporain qui a l’élégance des parfums d’antan. «Miss Charming» est une version plus innocente, plus aérienne.

– A l’avenir, prévoyez-vous une version masculine?
– Non. Aucun Roméo n’est au programme.

– Quelle odeur vous replonge-t-elle dans votre enfance?
– Le parfum «Signor Ricci». C’était celui de mon grand-père. J’ai encore des affaires qui portent cette odeur. Cela déclenche beaucoup d’émotions en moi.

Catherine Hurschler