Santé

28 mars 2019 12:57; Act: 28.03.2019 15:22 Print

Le remède suisse contre le cancer du sein

Une équipe de scientifiques suisses vient de réhabiliter un ancien médicament, prometteur pour lutter contre cette maladie mortelle.

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Le cancer du sein triple négatif frappe surtout les femmes jeunes et progresse très rapidement. (Photo: Keystone/Photo d'archives)

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La clofazimine, un antibiotique vieux de 70 ans, permet de stopper la progression du cancer du sein dit «triple négatif». Ce médicament est encore plus efficace lorsqu'il est combiné à la doxorubicine, un médicament chimiothérapeutique classique.

La clofazimine, un antibactérien utilisé pour lutter contre la lèpre, bloque la voie de signalisation cellulaire Wnt, qui est une perturbation du mécanisme cellulaire à l'origine de nombreux cancers. Le médicament agit comme un inhibiteur, avec pour conséquence une interruption de la croissance tumorale. Autre avantage: aucun effet secondaire indésirable n'a été détecté.

Publiés dans le journal Cancer Letters, ces résultats ont été obtenus à partir de tests in vivo sur des modèles animaux de la maladie, par l'équipe de Vladimir Katanaev, du Centre de recherche translationnel en onco-hématologie de la Faculté de médecine de l'Université de Genève, ont indiqué jeudi l'UNIGE et l'Université de Lausanne. En 2014, le professeur avait montré in vitro cet effet.

Gain de temps et d'argent

De nombreux chercheurs à travers le monde réexaminent des médicaments existants à l'aune des nouvelles technologies et méthodologies, afin d'en découvrir des effets inconnus. Les procédures de tests et de mise sur le marché de ces molécules sont alors plus simples, permettant de gagner du temps et d'économiser de l'argent.

Reste que le fait que la clofazimine est dans le domaine public complique la levée de fonds nécessaire à la poursuite des travaux, car aucun brevet ne pourra être déposé, relève le professeur Vladimir Katanaev. La prochaine étape consiste à effectuer des essais cliniques sur des patientes volontaires.

Le cancer du sein triple négatif frappe surtout les femmes jeunes et progresse très rapidement. L'absence de traitement efficace contribue à en faire une maladie extrêmement grave, à l'origine du décès de plus de 200'000 femmes par an dans le monde.

(nxp/ats)

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Les commentaires les plus populaires

  • Le compagnon d'une malade le 28.03.2019 14:34 Report dénoncer ce commentaire

    Business vs Vie

    Je constate avec joie que des solutions sont trouvées par les chercheurs et que cela pourrait offrir la possibilité à des femmes, leur conjoint(e) et enfants, ainsi qu'à leur famille un espoir. Bien entendu l'argent pourrait venir compliquer ce processus.

  • Bdtdcsc le 28.03.2019 14:19 via via Mobile Report dénoncer ce commentaire

    Espoir

    J'espère juste que ce sera remboursé par les caisses maladies !!

  • Jil le 28.03.2019 15:24 via via Mobile Report dénoncer ce commentaire

    Bénéfice

    En tortillant la loi, les pharmas vont bien pouvoir remettre un brevet sur ce médicament et nous le vendre des dizaines de milliers de francs... je ne crois plus en la bonté de l'âme humaine, le fric réussira toujours à tout pourrir.

Les derniers commentaires

  • Gnouffe56 le 29.03.2019 00:40 via via Mobile Report dénoncer ce commentaire

    En avant

    Ya marre de ces commentaires négatifs ! Bien sûr que Big Pharma est un scandale, mais on peut aussi espérer, et au moins saluer cette avancée... En tout cas ce vieil antibio est accessible sur le marché et il suffira d'une ordonnance.

  • gag le 28.03.2019 15:52 via via Mobile Report dénoncer ce commentaire

    Les lobbies

    vont exiger un moratoire de 10 ou 15 ans, avant de commercialiser ce médoc, et ils vont s'en disputer l'exclusivité... ce n'est pas demain que les femmes pourront en bénéficier, et quand ce le sera, à quel prix sera-t-il commercialisé... je n'ose y penser...

  • Flipper312 le 28.03.2019 15:28 via via Mobile Report dénoncer ce commentaire

    Le fric toujours le fric

    Un bel espoir qui risque de rester espoir vu que le fait que la molécule soit dans le domaine public aucun monstre de la pharma pourra poser un brevet et se faire un max de fric sur le dos des malades. Est-ce que pour une l'humanité et la simple avancée médicale ne peut pas prendre le dessus et permettre aux femmes atteintes une vraie option de guérison ?

  • Jil le 28.03.2019 15:24 via via Mobile Report dénoncer ce commentaire

    Bénéfice

    En tortillant la loi, les pharmas vont bien pouvoir remettre un brevet sur ce médicament et nous le vendre des dizaines de milliers de francs... je ne crois plus en la bonté de l'âme humaine, le fric réussira toujours à tout pourrir.

  • Ben Voyons le 28.03.2019 15:13 via via Mobile Report dénoncer ce commentaire

    A surveiller

    Il serait intéressant de suivre le prix de ces anciens médicaments dans le futur. Il est à parier qu'ils vont rapidement prendre l'ascenseur vers des hauteurs insoupçonnées.