Mode

18 septembre 2015 23:40; Act: 19.09.2015 00:00 Print

Un mannequin unique au monde

par che/nex - Atteinte d'une rare mutation génétique qui affecte sa peau, ses cheveux, ses ongles et ses dents, Melanie Gaydos raconte son parcours.

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Le compte twitter de la jeune femme compte 28'400 followers. (Photo: Twitter @MelanieGaydos)

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Melanie Gaydos redéfinit l'idée que le public se fait de «l'icône de mode». Remarquée ces dernières années sur de nombreux défilés et encore récemment à la Fashion Week de New York, la jeune femme de 27 ans s'est fait un nom grâce à son anomalie génétique: la dysplasie ectodermique.

Ci-dessous, un extrait d'un reportage que lui a consacré la BBC cette semaine:


Sans dents ni cheveux, son physique étrange l'a propulsée dans l'univers impitoyable des mannequins internationaux. Elle travaille aujourdhui à New York comme modèle et actrice à plein temps, en indépendante (Melanie Gaydos était sur le point de signer avec l'agence IGM cette année, mais les directeurs de casting ont finalement estimé qu'elle ne correspondait pas à leurs critères). Dans les pages de Paper, elle refuse cependant que la maladie la définisse.

«Quand j'ai commencé à faire du mannequinat, j'ai débuté sur Craigslist. c'était un job d'été, parce que j'avais déménagé à New York pour faire des études de dessin et de peintures. Un mec m'a demandé de poser dans un club, et c'était mon premier shooting, en réalité très effrayant parce que complètement nouveau.»

«J'ai rencontré beaucoup de photographes de mode très cool (ndlr:sur Craigslist) (...) ils étaient tellement habitués à photographier les modèles typiques un peu ennuyeuses qu'ils étaient contents de me rencontrer. Je savais que je pourrais gagner ma vie, parce que ces gens de la mode n'allaient jamais trouver quelqu'un comme moi.»

A propos des photographies de mode souvent gothiques pour lesquelles elle est castée et des films d'horreur dans lesquels elle a tournés («Les réalisateurs de film d'horreur m'adorent parce que si on me met dans une certaine lumière... on peut me transformer en n'importe quelle créature»), Melanie Gaydos partage aussi des regrets.

«Ce que les gens ne voient pas toujours, même dans la mode, est que ce n'est pas parce que c'est mon apparence que c'est ma vie. Les gens ne le comprennent pas, parce qu'ils ne vivent pas dans mon corps. Quand j'étais plus jeune, j'étais prise au piège parce que j'avais l'impression que les films d'horreur étaient l'univers auquel j'appartenais (...) Mais maintenant, quand des mannequins me disent à la Fashion Week 'J'adore tes photos gothiques, sombres'(...), je me dis que c'est ce que je vends, mais ce n'est pas ce que je suis.»

«Une bonne partie de ma carrière consiste à convaincre la société que 'je suis juste comme vous!' C'est une grande part de mon travail, surtout dans le monde de la mode.»

Lire l'entier de l'article de Paper ici

(nxp)